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ENTRETIEN

Mokrane Aït Larbi : "Seule la pression de la rue poussera le pouvoir à aller vers des solutions politiques"

Mokrane Aït Larbi, militant des droits de l'Homme, homme politique très impliqué dans le mouvement de dissidence citoyenne qui bouleverse l'équation politique du pays répond ici à nos questions. Aït Larbi y évoque de troublants "accords secrets" entre le pouvoir avec des partis ayant servi Bouteflika et réaffirme sa conviction que ce mouvement est une occasion pour changer de régime et de modèle de gouvernance.

Le Matin d'Algérie : Conseil constitutionnel a autorisé Abdelkader Bensalah à rester au-delà du 9 juillet, date à laquelle devrait finir son intérim. Comment est-ce possible ?

Mokrane Aït Larbi : A l’instar de toutes les institutions du système et qui servent le pouvoir, le Conseil constitutionnel est un organe maniable au gré des décideurs. N’oublions pas que le président, le vice-président et deux des membres de cette institution ont été nommés par le président de la République en fonction de leur allégeance, et ont prêté serment devant lui, au lieu que ce soit le Président qui jure sous la foi du serment, de respecter la Constitution. On ne peut pas imaginer que dans ce système basé sur la corruption, la rente et les privilèges, il puisse y avoir une institution indépendante. Donc, la décision du Conseil constitutionnel qui prévoit la possibilité de convoquer le corps électoral et de maintenir Abdelkader Bensalah à la tête de l’Etat jusqu’à ce que le président élu prête serment et entre officiellement en fonction, n’est qu’un subterfuge qui vise à gagner du temps et trouver un moyen de se maintenir au pouvoir, même en sacrifiant quelques « têtes ». Des indices vont dans le sens d’accords secrets entre le pouvoir et certains chefs de partis qui ont servi le clan d’Abdelaziz Bouteflika à une époque de ses quatre mandats, des accords qui concrétiseront cet objectif. Mais la révolution populaire, vigilante et déterminée, ne compte pas baisser les bras jusqu’au départ de tout le système.  

Le Matin d'Algérie : le mouvement de dissidence populaire a démenti les plans de ceux qui croyaient qu’il allait s’essouffler pendant le Ramadhan. Mieux encore, il promet un vendredi plus massif. Pour autant Bensalah n’a offert qu’un dialogue « Taïwan » comme dit la rue ?

Mokrane Aït Larbi : Ce qui se passe en Algérie depuis le 22 février peut être qualifié de révolution populaire sans précédent. Cette révolution, qui porte des objectifs clairs, a réussi à arracher quelques acquis, tels que la chute du président Abdelaziz Bouteflika, l’organisation de marches, de rencontres et de réunions sans autorisations préalables, comme c’était le cas avant la révolution. Elle réalisera sans doute l’objectif fondamental qui est le départ de tout le système corrompu et la construction d’une Algérie nouvelle, sur la base du respect des libertés publiques, des droits de l’Homme et de la justice sociale. Le peuple saura déjouer toutes les manœuvres du système et parachever son chemin vers la libération pacifique du pays des griffes d’une poignée d’individus. Il l’a d’ailleurs démontré, en occupant la rue même pendant le mois de Ramadan, preuve de sa détermination à mener son combat  jusqu’à la victoire.

Le Matin d'Algérie : Y a-t-il finalement une volonté en haut lieu de répondre aux revendications de changement radical du système ? Autrement dit, le système peut-il se faire hara-kiri ?

Mokrane Aït Larbi :  Toutes les conditions sont réunies pour provoquer un profond changement vers la démocratie, mais la volonté politique au sommet du pouvoir est absente. On constate l’absence de cette volonté en particulier par les croche-pieds de la contre-révolution, qui s’est rapidement mise en place et déploie quotidiennement ses moyens, ses serviteurs et un impressionnant arsenal électronique sur les réseaux sociaux, afin de casser le peuple et ses aspirations et semer le désordre lors des marches.  

Vous noterez que même les poursuites contre les symboles de la corruption n’ont pas été lancées en dépit des communiqués du parquet et de la Cour suprême. C’est une preuve supplémentaire que la volonté de durer n’a jamais quitté ce pouvoir qui cherche à préserver les intérêts privés des barons du régime et leurs adeptes bénéficiaires de la rente en dehors et à l’intérieur du  système. Seule la pression de la rue poussera le pouvoir à aller vers des solutions politiques, qui passeront inévitablement par une période de transition, sans les personnes bannies par le peuple.

Le Matin d'Algérie : Dans son dernier discours, le vice-ministre de la Défense a évoqué la possibilité d'un dialogue qu'il veut "sérieux". Quel est votre commentaire ? Et comment vous le voyez ce dialogue ?

Mokrane Aït Larbi : Le peuple rejette tout dialogue avec le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah et le gouvernement Bedoui. Ces deux « B » sont une cible particulière des slogans et des revendications populaires exprimées chaque vendredi. Bien que conscient que la rue ne dialoguera pas avec ces responsables, le Chef de l’Etat-major de l’armée reconduit la même feuille de route dans ses discours, dans le seul but de gagner du temps. Ceci renforce l’hypothèse que des contacts secrets ont eu lieu (ou sont en cours) avec certains chefs de partis et quelques personnalités, qui ne se sont d’ailleurs pas prononcés de manière claire et tranchée depuis le début de la révolution, sans doute pour pouvoir se rallier tactiquement soit à la volonté populaire si la révolution réussit, soit à l’homme fort du moment.

Le Matin d'Algérie : Pourquoi, selon vous, la classe politique s'avère incapable de se transcender pour s'élever à la hauteur du mouvement de dissidence populaire ?

Mokrane Aït Larbi :  Il faut garder à l’esprit que la plupart des partis et des personnalités, y compris de l’opposition, ont eu leur part du gâteau pendant le règne d’Abdelaziz Bouteflika. Il suffit de relire (ou réécouter) leurs déclarations d’avant le 22 février pour se rendre compte que le statu quo servait leurs intérêts

A l’exception de quelques hommes politiques et militants convaincus, un deal implicite était passé entre le pouvoir et la classe politique : fermer les yeux sur les dérives et ne pas perturber les besognes, de part et d’autre. Autrement dit, « hennini, nhenni-k », comme l’exprime le dicton populaire.  

Ce deal a maintenu le règne d’Abdelaziz Bouteflika et de son clan pendant 20 années. Prenant goût aux privilèges, les «opposants», rentiers du clan au pouvoir, ont demandé et soutenu un cinquième mandat. On peut y ajouter la mégalomanie du leadership, véritable pathologie politique qui enferme les états-majors des partis dans le seul projet – et souvent la conviction- d’être le sauveur, l’alternative, le représentant incontesté de la classe politique. Il n’est pas étonnant que ces « leaders » érigent leurs propositions au rang de remède providentiel à tous les maux de l’Algérie. Or, l’action collective doit, en temps de crise, dépasser les petits égos pour chercher des solutions qui conjuguent tous les efforts et impliquent toutes bonnes volontés. Ceci dit, on ne désespère pas de voir la classe politique, jusque là imbue de dimension individualiste, de conquête des mandats et des sièges, se redéfinir et s’investir dans l’action collective, et se fondre dans les valeurs démocratiques de participation qui font de l’intérêt du pays une priorité absolue.

Le Matin d'Algérie : Etes-vous en contact avec les partis et les hommes politiques ? Y a-t-il des échanges pour trouver un consensus ou une plateforme de discussion pour accompagner le mouvement ?

Mokrane Aït Larbi : Il existe des démarches de la part de certains partis politiques et quelques personnalités, mais qui restent insuffisantes et non concluantes au regard de l’envergure de la crise. Pour ma part, ma première et dernière participation à une démarche avec les partis a été la rencontre de Zéralda en 2014. Le débat qui a animé cette conférence m’a fait comprendre que chaque parti souffre du complexe de Napoléon et s’inscrit dans les quêtes personnelles, au lieu de prospecter des solutions pour le pays. Dans l’avenir – et pour revenir à la situation actuelle-, s’il émerge une initiative sérieuse qui vise à garantir les libertés, les droits et à « dégager » pacifiquement le système corrompu qui s’est imposé depuis 1962, et en particulier durant les 20 dernières années, j’y adhérerai.

Le Matin d'Algérie : Le chef de d'État par intérim a appelé à un dialogue "inclusif" et l'importance de l'organisation de la présidentielle. Quelle est votre analyse ?

Mokrane Aït Larbi : Depuis l’enclenchement de la révolution populaire en février dernier, le pouvoir appelle au dialogue par le biais du chef de l’Etat-major de l’armée. La même feuille de route a été soutenue par le chef de l’Etat par intérim dans son discours de jeudi, auquel le peuple a encore une fois répondu dans la rue par le rejet de toute négociation avant le départ de Bensalah et de Bedoui. L’objectif de reconduire les mêmes propositions en sachant que le peuple les a rejetées et les rejettera, est de gagner du temps dans l’espoir de voir le « hirak » s’affaiblir et s’essouffler au fil des semaines. Je suis convaincu, et c’est le cas de tous les Algériens qui croient en la force motrice du peuple, que cette révolution ne peut pas s’éteindre sans avoir atteint ses objectifs. C’est tous et toutes ensemble qu’on va gagner. A partir de là, le pouvoir ferait mieux d’écouter la voix de la raison et de répondre à toutes les revendications populaires légitimes, surtout de le faire dans les plus brefs délais.

Auteur
Entretien réalisé par Hamid Arab
 

Commentaires

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autant que qui vous adressez au peuple à chaque fois, vous présentez rien pour lui, vous êtes séparatiste et radiculites et anti chaab , vous considérez le peuple comme rachis par ta dernière déclaration, vous voulez une démocratie sur mesure d'une sphère bien déterminé, maintenant , on vous connait , depuis que le peuple gouverné par madeine et par le sanguinaire Touati , tu n'a jamais bougé ton doigts et maintant tu debite à chaque semaine une déclaration anti jeiche anti el Gaid.

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MON OEIL POUR NE PAS DIRE AUTRE CHOSE!!! FAKOU HKIHA LBIBIT

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حسب الأرشيف الفرنسي (شاهد الصورة) فإن جيش الزوافا قد تشكل رسميا بتاريخ 15 أوت 1830 أي بعد شهر واحد فقط من سقوط العاصمة بيد الفرنسيين فهو يعتبر بذلك أول جيش من المرتزقة –الخونة– الجزائريين الذين باعوا ذمتهم للمحتل – فرنسا وخانوا الجزائر ، وكان مكونا في بدايته من 2 ألفين من الجنود ينحدرون من من قبيلة زواوة تحت قيادة ( الحاج عبد الرحمان هني و كلونال يوسف ) ثم اتسع عددهم ليصل إلى 15 ألف جندي ينحدرون جُلهم من قبيلة الزواوا المنتشرة في تيزي وزو ومعظم مناطق القبائل الصغري ومن إسم هذه القبيلة أشتقت تسمية هذا الجيش المحلي ( زوافا = زواوا )

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Je renvoie ce post pour ceux qui n'ont pas accès aux archives du Matin-Dized et qui va aussi bien à Mas Mokrane Aït Larbi dont la polyvalence n'a d'égal que sa notoriété. Mokrane Aït Larbi, militant des droits de l'Homme, homme politique très impliqué dans le mouvement de dissidence citoyenne qui bouleverse l'équation politique du pays, honorable sénateur dans le tiers à Fakhamatouhou qui a inversé les pôles magnétique et qui quitte la navire avant que la météo annonce la tempête :RCD, Sénat, Ghediri, nous gratifie de son omniscience.... Iksitira iksitira...

Le Matin-Dized youghal am la Gay-Pride bessah simwa que je suis iksissif ! Moua qui ne suis jami censuré tellement je me pondère tout seul et que Sidna le Modéro dont la rigueur implacable n'est pas à démontrer fait publier directement sans me lire tellement je me contiens.

« Tetnahaw ga3 nesvautriw hna à votre place » , ce n'est pas un gros mot. Même le colonisé de Fanon n'a pas été aussi exigemment exor-bitant.

Il paraît que quand les Zébreux ont fait un veau à Mou3iz pendant que Dieu , épigraphe à ses heures, lui gravait au laser les dix commandements sur des tables en pierre , ils ont essayé de le traire . Nos intellectuels qui font la même chose avec le Hirak ne procèdent pas différemment.

Moua quand j'écrirais mes mimwars d'outre-tombe   j'évoquerai le Hirak en des termes plus élogieux que ceux qu'il m'inspire maintenant. Je dirai il y a cent ans des têtes de noeud  bouffis d'orgueil et de puissance poussèrent l'outrecuidance jusqu'à balader un cadavre pour le présenter une cinquième fois  aux élections présidentielles. Le peuple humilié par cet ultime outrage déclencha une branlade si  mémorable que tout  ce que le pays  comptait d'écrivains  et de préposés aux  écritures  fut enflammé par cet avènement inattendu comme s’il annonçait la venue de Godot ou du Mahdi se voua à le magnifier et à  lui faire une hagiographie .Jamais au grand jamais  la littérature pure algérienne ne  fut si prolixe. Le peuple marcha marcha comme Forest Gump sans en vérité aller nulle part ,mais marcha pour marcher , sans que ce soulèvement pour l'érection - je pèse mes mots et mon pléonasme - d'une deuxième république n’aboutisse à quoi que ce soit. L‘un dans l’autre, non pas l’un dans l’autre ! Si, si : l’un dans l’autre, la littérature combla le vide pour faire de cette branlade qui jalousa Onan dans sa tombe , la plus belle de tous les temps.

Iben moua je persiste et signe et répète que comme disait Miaou ( Tsé Toung) : vous pouvez couver un caillou pendant des années il n'en sortira jamais un poussin. Nous avons un problème de culture de religion et de société. vous pouvez y transférer les théories les plus lumineuses ou les plus farfelues elles n'auront aucun effet. C'est d'une critique radicale de ces faits dont  nous avons besoin et pas d''exercice de styles littéraires. Au lieu de cela  la quasi totalité de nos intellectuels s'est rendue corps et âme  s'est accommodée ou s'est compromise dans cette état de fait. De nos jours, Karim Tabou et Mohcine Belabbas parlent arabe photovoltaïque mieux que Hassan Tourabi et Sadi , qui a eu un seul moment de lucidité dans sa carrière politique , quand il a dit je me suis trompé de société, il n'y a désormais pas plus musulman que lui
Là je ne parle que de la crème de l’élite kabyle, je vous épargne le pays profond.

Et je passe sur tous ceux qui pensent que l'islam n'est qu'une vue de l'esprit réservée à quelques initiés mais dont il faut garder la société . L'islam layssa dinoun dawlatpoun wa moudtama3oun qui a infesté incurablement la société.

Wamma ba3d

On aurait cru que les versements célestes de nos éminents contributeurs, à leur propre postérité, allaient incidemment modifier la structure moléculaire du Hirak ou du moins influencer son mouvement et imploser au passage le système rien que par l'énergie embarquée dans leurs contributions . On aurait cru, si ces mêmes personnes n'avaient pas usé leur matière grise pendant trente ans à traire des boeufs, avant leur ascension , qebla ma yourtafi3ou par la main de Dieu. D'aucuns diront que j'aurais pu leur témoigner un peu d'égard ne serait-ce que pour avoir suer le rect.... pardon, le neurone , pendant la pondaison de leurs contributions. J'aurais pu, c'est vrai, mais bla rebi que je ne le ferai pas.

Jusqu'à se perdre dans le foisonnement de contributions émanant des plus transcendants comme Boukrouh Hamrouche et Sadi  qui nous gratifiaient de leurs visions aussi extralucides et infuses qu'inspirées, tant qu'il nous a fallu des efforts dépassant nos cérébelleuses capacités pour les comprendre, aux simples docteurs es-qualité qui nous ont assez ha-bitués à leurs onanades ici au Matin-Dized ou ailleurs quand des jarnanes veulent bien les receler.

Vous avez sans doute remarqué , ou pas, que malgré la rage qui ma bite , je me suis retenu suffisamment pour ne pas interférer dans les échanges infus de nos sommités du minbar et que j'ai attendu sagement que la savonnette leur échappe pour que je puise la saisir - la saisir ? je parle de la savonnette , bande de lubriques - pour pouvoir onaniser à mon tour.

Bien sûr, n'ayant pas atteint leur hauteur de vue ni n'ayant pas fréquenté les mêmes écoles, le destin m'a épargné de devoir à l'académie la rigueur sémantique et le respect des règles d'écriture. N'allez donc pas croire que toutes mes licences langagières je les dois à une quelconque autorité intellectuelle : ce n'est que grâce à la mansuétude magnanime de Sidna le Modéro que vous pouvez lire mes gueulades quand il leur fait l'honneur de les publier dans la fosse ,et toujours après faisandage pendant trois ou quatre jours, bien entendu.

Si je brode ? Et comment ? D'ici que mon post soit publié directement dans les archives du Matin-Dized ou seuls les fouille- derme s'aventurent de nos jours . D'ici là  ? Et puis les autres , ils ne viennent pas pour se faire mousser peut-être ? Sinon dites-moi trach ce que leurs contributions ont apporté ou modifié dans la situation !

Ces sommités ont pris le sujet tellement à bras-le-corps et sérieusement sans parvenir à quoi que ce soit que je me suis dit que c'est peut être de travers qu'il eut fallu le prendre .

C'est pour cette raison que, sans doute, j'ai pris le  sujet à l'envers  , rectospectulativement, autrement dit.
Quand donc nos intellos y compris les plus sceptiques qui d''habitude ramaient à contre courant et dont je ne citerait aucun car vous savez combien ils sont susceptibles,   se sont enflammés avec un enthousiasme non retenu  pour le Hirak ,  j'ai fulminé de rage et de désespoir d'autant plus que je n'y voyais pas parmi eux ceux qui d'habitude étaient plus promptes à faire leur  larbinades de scribes  de service pour n'importe quelle cause dhalimoun oula madhloumoun tellement la concurrence les a écrasés.

Quand le Hirak s'est déclenché , je fus parmi les rares contempteurs et même le seul qui ait franchement assumé son scepticisme et même sa réticence à cette énième branlade arabe.

Alors que tous les hagiographes se sont empressés de bidouiller une théologie à cette branlade qu'eux qualifièrent de révolution et même de mouvement messianique, je les mettais en garde pour cet excès d'euphorie. Gare au démasquage, que je leur disais.

Il ne s'agit que d'une réaction éruptive à l'aberration du 5ème mandat. La société ,elle est restée telle quelle , et a même régressé et l'arabo-islamisation a fini d'infester tout le pays, toutes régions et catégories sociales confondues. Ce n'était point de cela qu'a pris conscience la société et rien en elle n'a socialement ou culturellement changé pour qu'on puisse y présager '' une révolution ». C'est pour cette raison que j'ai mis ces mouvements de masse sur le compte de l'instinct qu'ont ces sociétés archaïques à se regrouper. L'instinct grégaire , mais pas que. Il suffit qu'il arrête de pleuvoir pendant un certain temps et vous allez tous les voir prier Dieu dans une salate nationale pour qu'il leur envoie quelques gouttes de pluie. Il ne s'agissait que d'un désir de changement et non d'une volonté de le réaliser.

De là à qualifier ce mouvement de masses de révolution ce n'est pas qu'exagérer .

Il y avait plusieurs raisons à cela. D'abord parce qu'une révolution est un courant  incontrôlable qui  fonce droit vers son but une fois déclenché. Il ne quémande pas, il arrache ! Ensuite  la révolution balaie tous les archaïsmes persistants et achève ceux qui mourraient déjà avant son déclenchement. Il ne s'agit là que de signes tangibles , je ne parle pas de ce qui motive et conduit la révolution.

 Or dans le cas du Hirak c'est exactement l''inverse qui se produit. Toutes les structures traditionnelles : partis dits d'opposition, vieilles personnalités,  organisations tribales, religieuses,  se sont ragaillardies pour l'occasion.

Rien ne s'est créé , rien ne s'est perdu , rien ne s'est transformé.

J'ai toujours dit que  le signe de l'amorce du moindre début d'un changement devrait commencer par une critique radicale de la religion.  une sortie de l'arabo -islamisme comme culture Etat et société. .
Toute prise de conscience aurait dû donc commencer par une révolte conte l'arabo-islamité. Or le Hirak au contraire s’enorgueillit de ses appartenances et il est soutenu en cela par tous les intellos qui par omission ou adhésion l'ont conforté dans cet état .

le Hirak surpris pas son propre avènement  et n'ayant ni projet de société ni idéologie à suivre s'est fixé sur quelques pieux slogans : itnehaw ga3 et koulchi lecha3b . Comme la nature a  horreur  du vide  tout ce que compte  le pays d'intellos s'est consacré à lui bidouiller une idéologie ; de si Qeddour à SLB en passant par quelques hurluberlus qui se sont découverts à l'occasion une vocation  dans l'onanisation d'une théologie au  mouvement.

Sur l'essentiel à savoir arabo-islamisme , la bigoterie,  le conservatisme de la société,  pas un mot.  Pour ce beau monde le problème c'est les trois B . Il suffisait de changer le sommet pour que le reste suive . Le poids des structures , les atavismes, ont était négligés  pour pouvoir lâcher la bride à leurs fantasmes débridés. Et pourtant ils voyaient bien que tous les archaïsmes se reconfiguraient pour se replacer et repartir plus aguerris dans la nouvelle donne  si tenté que quoi que ce soit ait changé pendant la branlade.

Hassoun , moua je vous ai averti de ne pas injurier le futur. Vous, faites comme vous le voulez.

Hend Uqaci Ivarwaqen

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وعن دورهم الفعال في مساعدة فرنسا في احتلال جميع مدن ومناطق شمال افريقيا ( حتى خارج الجزائر = فقد شارك الزواف في احتلال مدينة تونس ولحد اليوم توجد “” زنقة الزواف “” ) يقول عالم الاجتماع الفرنسي وواحد من أدمغة المخابرات الفرنسية جون موريزو Jean Morizot في كتاب صدر له سنة 1961 بعنوان “تمزيغ الجزائر Kabyliser l’Algerie” عن الزواف في الصفحة 134 ما يلي:

“كنا نلاحظهم يفعلون ومن صلب إرادتهم ما لم تكن تفعله كل مكونات سكان المغرب الأخرى..ليس فقط أنهم كانوا مقاتلين مرتزقة أوفياء في صفوفنا تحت العلم الفرنسي كما كانوا مع الأتراك في تثبيت الاحتلال بالجزائر ولكن ساعدونا في اخضاع كل مناطق الدول المغاربية لنا من اقصى غربه الى اقصى شرقه . بعضهم لم يتواني في ترك دينه والتحول الى المسيحية..وبعضهم تخلى عن هويته كاملة واستبدلها بالفرنسية..هؤلاء الجبليون الذين كثيرا منهم جاب العالم في قتاله مع فرنسا لهم قدرة عجيبة على الانسلاخ …لاحظنا منهم من له قدرة عجيبة على تقمص هويتنا لدرجة تجعلك تعتقد انهم فرنسيون اكثر من الفرنسيين كانهم يبرهنون لنا انهم جاهزون للاندماج معنا”…

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Quand est-ce que la plus grande crapule à la chaise roulante et tous les généraux mafieux seront, eux aussi, convoqués par la justice de ce pays et leur signifier l'accusation de Haute Trahison ?
Le pouvoir doit savoir que le peuple attend ce moment avec impatience, il ne peut le distraire avec le menu-fretin qu'il lui donne en pâture chaque semaine car il attend expressément le procès des têtes de la pieuvre que sont ceux cités plus haut.

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Quand est-ce que la plus grande crapule à la chaise roulante et tous les généraux mafieux seront, eux aussi, convoqués par la justice de ce pays et leur signifier l'accusation de Haute Trahison ?
Le pouvoir doit savoir que le peuple attend ce moment avec impatience, il ne peut le distraire avec le menu-fretin qu'il lui donne en pâture chaque semaine car il attend expressément le procès des têtes de la pieuvre que sont ceux cités plus haut.

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Quand est-ce que la plus grande crapule à la chaise roulante et tous les généraux mafieux seront, eux aussi, convoqués par la justice de ce pays et leur signifier l'accusation de Haute Trahison ?
Le pouvoir doit savoir que le peuple attend ce moment avec impatience, il ne peut le distraire avec le menu-fretin qu'il lui donne en pâture chaque semaine car il attend expressément le procès des têtes de la pieuvre que sont ceux cités plus haut.

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