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COMMENTAIRE

On ne change pas un président qui gagne, M. Tebboune !

On ne change pas une équipe qui gagne, dit-on, et on ne change pas un président qui gagne, sommes-nous tentés d’ajouter, mais la réalité est tout autre en Algérie.

Si Abdelaziz Bouteflika a fait quatre mandats et qu’il aurait pu en rajouter un cinquième n’était l’avènement du hirak, le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, lui, a fait un seul mandat avant d’être poussé sans ménagement vers la porte de sortie.

En vingt ans de règne sans partage, Abdelaziz Bouteflika n’a rien gagné, il a plutôt gaspillé plus de 1000 milliards de dollars et fait perdre à l’Algérie une occasion  en or d’accéder au rang de pays émergent.

En quatre ans seulement, Kheireddine Zetchi a monté une équipe nationale qui a remporté une coupe d’Afrique des nations au pays des Pharaons et qui s’est brillamment qualifié pour la prochaine qu’organisera le Cameroun en 2022.

Et ce n’est pas tout ! Kheireddine Zetchi avait monté auparavant un club, le PAC en l’occurrence, dont beaucoup de joueurs évoluent maintenant dans des championnats étrangers et en équipe nationale. Un club devenu l’exemple à suivre en Algérie et ailleurs.

Pourquoi alors se séparer d’un homme qui a tant fait pour le football algérien ? D’aucuns se disant initiés affirment, l’air pédant, que c’est parce que Kheireddine Zetchi est un pur produit de la "Issaba".

Oui, mais dans ce cas, on devrait se passer de tous les éléments issus de la "Issaba". Une chose est sûre en tout cas, faire dans le deux poids deux mesures risque d’être contre-productif, non seulement pour le football algérien, mais pour tout le pays.

Celui qui a poussé Kheireddine Zetchi vers la porte de sortie n’a sûrement pas agi dans l’intérêt du football algérien. Il a obéi au doigt et à l’œil, faisant semblant  d’oublier dans la foulée que les éliminatoires de la coupe du monde de 2022 débuteront au mois de juin prochain, c’est-à-dire demain.

Les gouvernants algériens sont connus pour leurs décisions irréfléchies ; des décisions qui ont mené l’Algérie là où elle est, parmi les derniers, dans beaucoup de domaines, y compris dans la vaccination contre la Covid-19.                          

Auteur
Ahcène Bettahar