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Hommage

Nos années d'or à Alger : Oh Johnny si tu savais !

Que dire de Johnny qui n’ait déjà été dit ? Qu’écrire de plus de cette légende restée debout jusqu’aux derniers jours de sa vie qui n’ait été écrit ? Que rajouter, quelle formule utiliser pour lui rendre hommage qui n’ait été proférée par tous ceux qui l’ont adulé, en ces jours de vénération pendant lesquels les superlatifs se disputent la sublimation de notre idole ? Faut-il exceller en lyrisme, faut-il chercher les mots qu’il faut pour honorer la mémoire de Johnny, au nom de tous ceux qui l’ont idolâtré de l’autre côté de la méditerranée ? Si en France on le compare à la tour Effel, en Algérie, il fut notre phénix libérateur de nos esprits enchaînés par des traditions arriérées ! ses chansons nous ont aidés à nous propulser dans un monde universel pour croquer la vie comme elle se doit d’être croquée !

Rappelons  aux anciens qui le savent déjà et apprenons-le à ceux qui ne le savent pas (les moins de 60 ans) qu’à Alger aussi, en ce milieu des années 1960, nous étions un bon paquet adolescents à être d’inconditionnels fans de la star et vibrer aux rythmes de ses innombrables succès et des nombreuses péripéties de sa vie! d’autant qu’en ces temps-là, en termes de variétés, la chaîne 3 de la radio algérienne n’avait rien à envier à Europe 1, Monte-Carlo, RTL et toutes ces grandes radios d’outre méditerranée que nous captions aussi !

- Quand Johnny chantait l’idole des jeunes, de ces jeunes, nous faisions partie ! car à la jeunesse du monde nous appartenions et nous identifiions !

- Quand Johnny interprétait "Retiens la nuit" ou "Le pénitencier", en nous, coulaient des flots d’émotions à dessécher mers et océans !

-Quand le jeune Johnny prit épouse la première fois, d’Alger nous nous émerveillions, et le rêve d’une dulcinée aussi belle que Sylvie, en nous, s’installait !

- Quand Johnny faisait des apparitions furtives au cinéma, nous nous ruons dans les salles obscures de la capitale pour l’admirer, avec la même fièvre du samedi soir et le même engouement que ceux qui nous gagnaient quand un nouveau film d’Elvis Presley était à l’affiche des nos salles de quartier !

- Quand Johnny sortait un nouveau 45 tours, nous nous l’arrachions et le faisons circuler comme le dernier trophée de nos fureurs de vivre, tout comme celles de James Dean et Nathalie Wood !

- Quand un concert de Johnny était diffusé sur les ondes, nous ne le rations jamais ! nous l’écoutions avec une ferveur et une dévotion à faire tressaillir tous les fainéants sacrés de l’Univers !

La fièvre Johnny se répandait sur Alger si intensément que tout comme à Paris, Boulogne ou la côte d’Azur, notre capitale foisonnait d’imitateurs et de moult sosies ! Nos jeunes ainés, ceux du même âge que lui, faisaient tout pour lui ressembler ! de face, de chevelure et d’allure, avec une fierté dédoublée quand on les reconnaissait et les saluons au passage avec des "salut Johnny" égayés !

Ce fût un temps que les moins de 60 ans n’ont pas connu ! Ils n’en connaîtront sans doute jamais de pareil ! Et c’est bien dommage pour la santé du pays !

En ces temps-là, tout comme à Paris, la fièvre Hallyday ne quittait pas Alger ! Elle s’y était bien installée, au point de se transformer en folie d’excitation collective indescriptible, parmi tous ses fans, en ces journées qui avaient suivis l’annonce d’un concert de notre idole au Majestic d’Alger, l’actuelle Atlas !

La nouvelle se répandit pour se transformer très vite en moult tintamarres de bonheur parmi nous, les p’tits collégiens du CEG Sarrouy, notre coquet collège de la casbah d’Alger ! Nous étions une bonne dizaine d’adolescents, dont le leader ne dépassait pas 15 ans, envoutés par l’idée d’arracher une place en gage de fidélité envers Notre Johnny ! Côté obscur de l’affaire, parmi cette dizaine d’inconditionnels admirateurs, nous n’étions que 2 à avoir réussi l’exploit de récolter la somme nécessaire pour une place au balcon (50 DA le ticket. À l’époque c’était une coquette somme pour les ados que nous étions). C’était à l’automne 1966 ! Juste quatre années après notre supposée indépendance, que demander de plus que de voir Johnny venir amplifier nos joies, nos rêves et nos espoirs, comme pour nous dire : - eh, ne vous en faites pas les petits gars ! nos aînés se sont fait la guerre mais nous ne ferons que glorifier la paix, l’amour et l’amitié, de part et d’autre de la gracieuse méditerranée !

Quand le jour J du concert arriva enfin, mon camarade et moi nous sommes retrouvés devant les portes du Majestic bien avant l'heure pour être parmi les premiers à occuper nos places au balcon. Nous étions quelque peu anxieux que quelconques tracas ait pu empêcher notre idole d'honorer son rendez-vous avec nous. D'autant que de nombreuses rumeurs circulaient, comme celle qui annonçait que des fans chevronnés lui auraient volé sa guitare ! Au balcon du Majestic, ce soir-là, l'attente fut bien longue ! Nous ne fûmes vraiment rassurés que quand brusquement, mettant fin à nos supputations pessimistes, peu après l'heure prévue, le rideau se lève, l'orchestre entame les premières notes du hit « les coups » avant que Johnny n'entre et se dirige vers le micro sous un tonnerre d'applaudissements pour donner le top départ à un concert inoubliable ! Une performance qui vous marque et vous engoue pour la vie !

De ce qu'en transpiraient les diffusions radiophoniques, nous savions les concerts de Johnny tonitruants et énergiques, mais le voir ainsi, en live, gesticuler dans tous les sens, se rouler par terre, user de son corps, se contorsionner comme un élastique pour rythmer son répertoire, dépassait tout ce que à quoi nous nous attendions ! Des rythmes, une voix, des interprétations, et une performance physique qui oscillaient en permanence entre blessures d’amour et besoin de ce même amour. Un amour dont le déficit cumulés par l'absence de ses deux parents se déversait par flots ininterrompus de vagues, suivant une série de titres bien agencée, pour nous séduire encore et toujours plus :  « la fille à qui je pense », cet hymne aux atermoiements sentimentaux qui nous faisait déjà comprendre la souffrance que pouvait engendrer l'échec d'un amour d'adolescent et de ses premiers émois, « aussi dur que du bois » pour nous inviter à une espèce de résistance à toutes sortes de combats, l'inclassable « le pénitencier » , lequel nous mettait en garde contre les dérives de jeunesse et de ses conséquences, des suites  qui peuvent mener jusqu’à la prison !  Sans y prêter, ou si peu, d'attention, ces messages percutants énoncés en chansons constituaient pour les bourgeonnants mâles que nous étions, de sacrées leçons de vie ! Le clou de cette soirée unique dans les annales des spectacles d’Alger fut, sans aucun doute, celui de la gestuelle incroyable qui accompagnait le hit « je suis seul » ! Une performance pendant laquelle pour accentuer la douleur des mots de désespoir, Johnny se met à genoux et crie en une série de râles subtilement sensoriels « y’a-t-il quelqu’un qui m'aime ici ce soir ? » entremêlés de « je suis seuuuul…désespéééééré ! » tout en se roulant parterre et y déversant ses tripes avec une voix rauque à faire frissonner mille et un glaçons aux fins fond des pôles, des igloos de l’Alaska à ceux de l’Arctique et de l’Antarctique !

Au-delà de cette performance unique en son genre, cette soirée, sans doute la plus mémorable que le Majestic de Bab el-Oued n’ait jamais connue, Il faut aussi rajouter que dès l'entame du 2eme titre, Johnny s'était fendu, avec la vocalité qu’on lui connait, d'un subtil « Vous savez, je suis très content d'être en Algérie » ! Une phrase innocente qui avait bien revigoré le public d’inconditionnels fans que nous étions !

En ces temps-là, il ne coulait en nous nulle envie de quitter le pays ! Nous espérions plutôt construire une Algérie qui invite un peu de France et un peu d'Amérique pour perpétuer le rêve et garder nos enfants sur place au lieu de les forcer à aller le chercher ailleurs, bien souvent aux risques de leurs vies !

De l'émotion, du rêve, de l'amour que peut bien espérer de plus un adolescent, qu'il soit né à New York, Paris ou Alger ? Johnny était venu nous en décrire les contours, et nous en avions bien assimilés les messages pour les transmettre à notre tour ! Malheureusement, cette transmission s’est limitée au cadre familial le plus proche, celui de notre ascendance directe.

Car, entretemps, les visées de nos « Grands » révolutionnaires des frontières se sont invitées pour briser nos élans ! En 1967, la guerre israélo palestinienne donna l'occasion à Boumediene de briller de son talent de démagogue pour endormir la populace et, par la même, faire dévier les lignes de toutes nos trajectoires ! Avec la formule « M'3a falestine dhalma ouella madhlouma » brusquement tout s'arrêta ! Plus de Johnny à la chaine 3, plus d'Enrico non plus, ni de Salvatore Adamo !  Du jour au lendemain c'était bel et bien terminé pour ces ponts transméditerranéens que nous rêvions d’ériger ! Finis la revue « salut les copains » dans les kiosques à tabac ! fini les « âge tendre et tête de bois », fini Paris Match ou le canard enchainé ! Tout cela ne devait plus appartenir qu'au passé colonial gaulois ! L’Algérie devait dorénavant s’orienter suivant les folies du vent Mecquois ! Ainsi décida le patibulaire colonel des frontières et les nombreux aek-el-mali qui, avec leurs blindés, l’ont soutenu !

Et les tracas, pour nous adolescents, ne faisaient que commencer, puisque la police d'Alger avait désormais une mission claire : se transformer en « djoundis d'allah » (déjà à l’époque !) pour se lancer à nos trousses, nous les dépravés que l'Occident avait dévoyés en osant nous afficher en cheveux longs et pantalons patte d’éléphant, nous que l'on taxait de « bouhis » efféminés et quasiment de traîtres vendus à l'Occident. La boule à zéro intégrale dans les commissariats d’Alger, c'était le prix à payer pour oser imiter les modes qui s'éloignent de la cause et des coutumes mecquoises !  C'est aussi cela l'effet papillon : des peuples qui se disputent un lopin de terre, à l'autre bout du monde, chacun au nom de la préférence des cieux, et voilà toute une jeunesse entrainée, malgré elle, dans une spirale de haine et d’inimitié stupides ! Une spirale qui mènera le pays à ces drames qui l'ont précipité dans la violence quotidienne que l'on connait ! La violence, l’animosité, la malveillance, la haine des autres, le self-satisfecit béat, tout le contraire des chansons de Johnny, comme il l'a si bien chanté "Je t'aime, d'amour et de haine" et "Douce violence", celle de nos beaux jours, celle des amours perdus qui vous forgent l'esprit et vous apprennent que la Vie avec un grand V ne peut s’accomplir sans la petite moitié qui va avec, et que la seule mission qui vaille la peine d’être réussie consiste à tout faire pour la trouver !

Oui, Alger vibrait bien aux rythmes de la Dolce Vita méditerranéenne, jusqu'à ces jours maudits où Houari Boumediene décida que la Révolution algérienne des frontières se devait de prendre parti dans un conflit qui ne la concernait pas ou, en tout cas, beaucoup moins que cette crise d’hystérie collective qu’on a installé en s’acharnant à en matraquer la majorité, au prétexte que le pays se devait de défendre toutes les causes justes ! Tâche noble, mais cela justifie-t-il pour autant le fait de sacrifier l'avenir de tout un peuple, lequel venait juste de sortir d'une longue nuit coloniale, et donner en pâture sa jeunesse à tous ces sons de cloche mecquois qui lui apprennent à bien mourir au lieu de lui apprendre à mieux vivre ? Cela est un autre débat, certainement, mais il nous renvoie constamment à ces choix de société décidés contre la volonté de cette même société.

L'Histoire retiendra donc que la débâcle sociale du pays avait commencé un an après la venue et le concert de Mr Hallyday à Alger ! Quand Boumediene et sa clique sont passés par là, nous étions condamnés à ne plus suivre la marche du monde. Fini l’importation du rêve ! fini la musique ! finie la gloire à l'amour ! finis les émois et les émotions qui font vibrer les mécréants ! Il ne restait donc plus qu’une solution pour éviter de se soumettre aux diktats de ces potentats : aller chercher ailleurs ce que Boumediene et sa clique de pacotille avaient interdit d'importer ! Heureusement pour nous, les radios d'outre méditerranée se captaient bien ! Plus de Johnny sur la chaine III, il y avait Europe 1, RTL et radio Monte-Carlo pour y palier !

Les postes radios fabriqués sur place, à l’époque, ne captant pas les Grandes Ondes, nous fumes contraints de dénicher les quelques rares récepteurs Philips vendus au marché aux puces de la rue de la Lyre. Le jour où je m’en suis trouvé un, je me souviens avoir fredonné de bonheur « pour moi la vie va commencer » (un tube de Johnny) tout au long du trajet retour chez moi. Une petite merveille pour l’époque ! un petit bijou de technologie des années 1960 que j’insérais dans ma trousse scolaire pour me brancher en permanence sur Europe 1 et sa légendaire émission « Salut Les Copains », bien souvent pendant les cours d’arabe et parfois même pendant les cours d’Histoire-Géographie, quand Johnny se disputait la première place du hit-parade avec Salvatore Adamo ou Claude François !

Au diable Boumediene et ses « djoundis » d’Allah ! Nous n’allions tout de même pas nous passer, sans résister, de nos idoles ! D’autant qu’à la fin des années 1960, la mode Hippie s’installant outre atlantique, le rêve en nous n'a fait que s'amplifier pour dépasser la France et s'installer en Amérique, avec le grandiose festival de Woodstock et toutes ces initiatives « power flower » nées d’une volonté populaire de contrecarrer la guerre du Vietnam, avec pour barycentre de la contestation pacifique, la ville de San Francisco. En ces temps-là, la cinématique de la rue d'Isly osait encore nous gâter de projections audacieuses, telles Easy-Rider, de Peter Fonda, le festival de Monterrey-pop, et j’en oublie beaucoup, lesquels échappaient, on ne sait trop comment, à une funeste censure érigée en mode de fonctionnement par Boumediene et son clan.

Revenons à notre Johnny ! Même si les nombreux témoignages sur la vie de cet artiste hors pairs ont donné un descriptif détaillé de ses 57 années de succès ininterrompu, il y a des oublis qui méritent d’être rappelés. Comme tout le monde le sait, Johnny a débuté sa carrière avec des reprises de tubes américains. Il est néanmoins utile d’insister sur le fait que chaque reprise est une pierre que Johnny transforme souvent en diamant. Pour exemples, ces quelques titres : «Girl », « Got to get you into my life » des Beatles, émotionnellement amplifiés en « je l’aime », « je veux te graver dans ma vie ». Reprendre les Beatles en mieux, qui d’autre que Johnny pouvait le faire ? « Teenage Idol », « If I where a carpenter », « Knock on wood », « Black is black » et bien d’autres hits, repris avec une interprétation à tout casser ! Sans parler du mythique « house of the rising-sun », qui a fait dire à Eric Burdon, le leader du groupe « The animals » : -quand, avec mon groupe, nous avons écouté Johnny chanter « le pénitencier » la première fois, nous sommes restés scotchés sur nos chaises pendant de longs moments extatiques !  Parmi des dizaines de reprises, Johnny a toujours apporté une note meilleure à l’original, à l’exception du magistral « Hey Joe » de Jimi Hendrix, il faut le signaler aussi. Une exception qui confirme la règle, en somme !

Même si nous nous faisions parfois taxer de ringards, nous sommes restés fidèles à ces inclassables tubes des années 1960, et leur écoute nous fait frissonner toujours autant, en éternels captifs de la délicatesse de ce passé humainement glorieux !

Saches Johnny que nous rendons grâce au destin qui ne t'a pas fait naître à Alger, car chez nous, des vedettes du peuple, on les assassine ! On a assassiné Hasni ! On a assassiné Matoub, juste par ce qu'ils ont fait rêver la jeunesse d'autre chose ! de tout ce qui ne cadre pas avec leur funeste projet d'asservir la société, l'étouffer, l'empêcher de rêver, de danser, et surtout d’aimer ! toutes ces petites choses de la vie qui construisent une vie, et pour lesquelles, mieux que quiconque, toute ta vie tu as vibré pour nous en communiquer les ingrédients en gigantesque vagues d’émotions !

Pour tout cela, merci d'avoir existé Monsieur Hallyday ! Merci de nous avoir fait rêver, de nous avoir appris le sens du frisson supérieur, de nous avoir appris ce qu'aimer veut dire, et que toute la musique que l'on aime, elle vient du blues et de la souffrance des hommes et que le chanter, comme tu l’as fait, permet de ne jamais l’oublier !

Avec Toi, Elvis et Jimi Hendrix et tant d'autres, nous rêvions d'introduire un peu de cette petite France du bonheur et de la joie à Alger, comme toi tu as su introduire un peu d'Amérique et d'Elvis à Paris ! Nos maitres nous l''ont interdit ! Alors, nous sommes partis vivre nos rêves ailleurs ! Nous aurions préféré te rendre hommage et te pleurer là où nous t'avons adulé, à Alger la Blanche ! mais Alger ne chante plus que les louanges de l'obscurité ! Dès lors, on se console en se disant que nous rejoindrons la nuit éternelle sous le même ciel que celui qui aura su, mieux que tous, la retenir pour nous jusqu'à la fin du monde ; Monsieur Johnny Hallyday !

Malgré tes 51 années de Succès, tu n'as jamais pris la grosse tête ! Tu es resté cet enfant du peuple qui a fait incliner tant de gros bonnets ! Et Dieu que ce fut bon de tous les voir à tes pieds, car c'est un peu la revanche du p'tit peuple que de voir tant de ténors de la politique et du spectacle se faire tout petit devant un Géant qui n'a jamais renié ses petites origines !

Le bon peuple de France aurait préféré perdre la tour Effel que de perdre Johnny ! Nous aurions sacrifié Houbel le monument érigé par Chadli pour faire oublier Boumediene, la grande Mosquée d’Alger, construite par l'autocrate Bouteflika pour sceller à jamais le destin obscur de l’Algérie, ainsi qu’El-Mouradia le palais des dictateurs qui ont confisqué nos destinées, pour te garder et te voir encore donner du bonheur, de l’amour et de cette gaieté que toi seul savait si généreusement distribuer !

Merci de nous avoir appris que le seul combat qui vaille la peine d’être mené est celui qui mène au bonheur et à l’amour partagés, en musique, en chant, en mélodies de la romance !

Tu es parti, laissant une France automnale bien triste !

Nous t’écouterons encore avant de te rejoindre !

Pour combien de temps, un seul, dix, vingt printemps ?

Seuls les Cieux en concoctent les délais à notre insu !

Ah p…de vie !

Que sont nos tendres années devenues ?

Que changeront ces larmes, ce soir, pour toi versées ?

En attendant de nous engouffrer dans l’abyssale et dernière nuit,

Au nom de tous les fans que ta disparition a blessés, en Algérie,

Adieu Notre Johnny !

Auteur
Kacem Madani
 

Commentaires

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mon frère ,
je n'ai pas trouvé de mots pour vous remercier d'avoir inséré cette article , hommage à Johnny , tout en évoquant le film de votre vie , qui coincide avec mon époque et nos souffrances .

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Sur le long chemin qui mène un peuple vers la conquête de sa liberté , Nelson Mandela lui-même ne nous a-t-il pas enseigné ceci : « La politique peut être renforcée par la musique, mais la musique a une puissance qui défie la politique. » " Heal the world " ( Guérir le monde ) de Michael Jackson est aussi un hymne à la libération,à l'amour et à la paix.

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Excellent article , Kacem c'est tellement vrai tu touches toujours là ou ça fait le plus réfléchir

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* Merci Johnny de m’avoir involontairement permis de trouver la plus belle raison et le plus beau prétexte de connaître, de discuter, de se prêter des disques, de se voir et se revoir, de danser parfois, et finalement aimer et se marier avec D. Tu étais le centre de gravité de toutes nos relations moi et D. pendant notre jeunesse de lycéens avant et après l’indépendance. D. et moi, avons été heureux pendant toute notre vie de mariés. Je me rappelle avoir gardé longtemps une veste à grands carreaux noirs et blancs identique à celle que portait Johnny dans le film « D’où viens-tu Johnny ? » achetée à Marseille dès ma sortie de la salle de cinéma. J’ai encore des photos en noir et blanc avec cette veste. Nous avons eu la chance, moi et D de te voir « sur scène » comme on disait à l’époque, en 1966 au cinéma Balzac (ex-Rialto) à Oran, aujourd’hui Murdjadjo.
* D. est « partie » bien avant Johnny, mais vous êtes restés tous les deux, là dans ma tête et dans mon cœur.

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Quelle époque merveilleuse Mr. Madani ! La mémoire un trésor inestimable ; une simple odeur, une image, un mot et, ce coffret magique s'ouvre en libérant le film de notre vie avec ses peines et ses joies, comme une eau endormie un temps, charriant avec émotions, tous nos souvenirs de jeunesse vécue dans l'intensité de nos vingt ans. Merci du fond du coeur Monsieur Madani. Merci ! Et si c'était à refaire ? Sans hésitation oui....

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Bravo pour ce bel article qui ne sera, malheureusement, pas compris par une majorité de jeunes algériens ... Boumédiène, Boutef, etc sont passé par là !

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The 1st show is over, Beattles on their way and the last call is for Bob (Marley)...
Jamais enttendu parler, mon pere se la foutait bien a l'Elvis, pieds d'Elephant, les Pattes, et tout le shinding et les shannanigans.
Puis, il y a les Janitoux ya jinita...
Et qu'est-ce que ca sera, quand ca sera le tour des Julios Iglesias ? tous ces adulateurs se sont retrouve's dans des chemises de nuits Pakistanaises en harmonie parfaite avec leur dieu, en consternation la tete en-bas le luc vers le haut.

Ziqh da Russ ad Marikan, tura ternad a fransa !

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Le personnage décrit dans cet article m’a touché comme cela a dû le faire à tous les jeunes de l’époque et sa mort est inconsolable. C’est vrai, cet article que les moins de 60 ans ne pourront comprendre est excellent dans son exposition de cette génération à laquelle j’appartiens et qui est déçue d’irrémédiablement se retrouver dans un pays arriéré, en faillite et sans espoirs, même en tant diasporas.
Le Plan de Constantine bien qu’étant venu sur le tard, ses effets se font sentir jusqu’à aujourd’hui en termes de pertes sèches et déceptions en tout genres, telles que narrées si bien dans cet article et plus gravement telles que vues lors du passage bref mais très significatif de Macron à Alger.
Je n’ose pas imaginer la différence si je n’avais pas laissé ma place au soleil algérien pour le remplacer par la brune d’Europe du nord bien avant la mort de ce petit colonel maudit à qui je dédie cette merveille de Bob Dylan. Celui-ci comme par hasard l’avait chantée en 65 quelques mois avant ce fameux redressement de triste mémoire et donc les mots ont une signification bien particulière et a juste titre a cette année de malheur.
It's All over Now, Baby Blue
You must leave now, take what you need, you think will last
But whatever you wish to keep, you better grab it fast
Yonder stands your orphan with his gun
Crying like a fire in the sun
Look out the saints are comin' through
And it's all over now, baby blue
The highway is for gamblers, better use your sense
Take what you have gathered from coincidence
The empty-handed painter from your streets
Is drawing crazy patterns on your sheets
This sky, too, is folding under you
And it's all over now, baby blue
All your seasick sailors, they are rowing home
All your reindeer armies, are all going home
The lover who just walked out your door
Has taken all his blankets from the floor
The carpet, too, is moving under you
And it's all over now, baby blue
Leave your stepping stones behind, something calls for you
Forget the dead you've left, they will not follow you
The vagabond who's rapping at your door
Is standing in the clothes that you once wore
Strike another match, go start anew
And it's all over now, baby blue

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merci monsieur madani vous avez trouver les mots quil faut la musique et la culture sont nos seules reperes et boussole devant ce cataclysme merci infiniment

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Merci pour l'universalité de ton hommage dédié à la jeunesse, à la transfrontalière humaine, à la musique, à l'intelligence : "les chants des hommes sont plus grands que les hommes".
Et aussi merci de tout coeur d'avoir sû faire renaitre en nous, la fibre partagée de ces années communes.
La joie aura raison du diktat. Le beau ciel étoilé de notre contrée ou le bleu azur resplendissant de mer partagée, en seront témoins.

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J’ai écouté les oraisons dans l’église de la Madeleine ( De Proust ???) j’avoue que seule celle de Jean Réno m’a émoustillé un chouia, car elle m’a parue sincère. Enfin, vraiment sincère.

Mais là, Madani, azrou n’tnecha ath id isendef ya Boureb !

Je vous avoue que j’ai zappé la téloche qui en a fait vraiment trop et qui a dépassé les summums du n’importe quoi. Aussi , ça a provoqué en moi l’effet inverse, quoi que affecté par l’affliction qu’il a causé à des millions de gens.

J’avoue que j’ai failli être indifférent . Oui, indifférent mais…

Mais comme dirait Brel en cette occasion : voir un ami pleurer. Putain ! Je sais être dur en plusieurs occasion, mais dès que je vois une larmichette, je chiale comme une madeleine, ya din erreb !

Sinon, moua, j’ai la nostalgie toute tristounette. Alla khati, c'est pas que je ne sais pleurer qu'en kabyle. Quand j’étais mioche j’étais déjà vieux. Je n’ai jamais été ados, même pas un bouton d’acné pour m’émerveiller en lisant Fouroulou. Qu’est-ce que j’avais pu être ringard nom de Dieu, que je me dis en lisant Madani.

Si la pudeur ne m’interdisait pas de vous rappeler des souvenirs trashs, je vous parlerais de mon fantasme à moi : est-ce une récidive ou tout simplement une invention de mon cerveau pour compenser le vide ou l’absence de cette poufiasse d’adolescence ratée ?

Marie la Forêt ! Putain ! Pardon ! Oh Marie, si tu savais…. Viens sur la montagne : snif snif !
Bon, je ne suis pas venu pour vous niquer vos souvenirs d’ados, malgré l’excuse de jalousie, et franchement ça me servirait à quoi de faire plaisir à Finkielkraut en laissant entendre que seuls les « souchiens » les blancs, sont éligibles à l’éplorement et d’aller rejoindre le cortège des tireurs sur les corbillards ?

Donc, quand j’étais mioche et vieux , j’avais un ami qui s’appelait justement Madani et qui lui mourrirait pour Johnny si celui-ci le lui demandait.

Mes condos les plus sincères à tous les Madani affectés par la disparition de leur idole.
Inna lillahi wa illayhi radji3oun.

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Franchement je ne vois pas l'intérêt d'un tel article. Lui il a vécu comme un prince sur le dos de certains qui idolâtre ce genre de personne... Je lui préfère et je donne plus d'importance aux pauvres malheureux qui meurent de faim de soif et de froid qu'à ces prétendues stars, ces gens là( les pauvres) comme le disait l'abbé Pierre doivent être au centre de nos préoccupations.. C'est pourquoi un homme comme l'Abbé Pierre mérite d'être " idolâtré" , il mérite le respect et tout le reste. Quand à Johnny pour moi il est sans importance.. mais bon chacun fait comme il veut..

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Avec tous mes respets a Abbé Pierre cette personne qui parle de la pauvreté et de la misèresans frontière car M. MADANI parle d'un chanteur humain qui a fait rêver un monde de toute ages de tout pays et de toutes religions ,sans discrimination comme Abbé Pierre .Alors monsieur je pense qu'il y a une différence entre musique paroles thérapeutique et charité et misère .

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N'ayant aucune ide'e de qui ce mec est - faute a mon parrain Americain, et pourtant nous vivions a Paris - j'ai donc demande' a Mme Google. Celle-ci m'a dit: Ahhhh swila, c'est l'inverse des beattles. Il ramasse le fric en france et va le craquer en Amerique. Les Beattles faisaientexactement l'inverse. Les Merlocks, ils se contiennent, ramassent les sous sur la cote Est pour le craquer sur la cote west et vis-versa, puis ils recommencent nord-sud, sud-nord.

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Merci de ce magnifique hommage, transmis sur FB par Zohra Bitan. Ce que nous partageons, et Johnny en fait partie, est infiniment plus fort que ce que certains voudraient voir nous séparer. Sincères amitiés depuis "l'autre côté de la Méditerranée".

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Ce qui unit le sens de l'article : C'est la nostalgie de l'époque coloniale " Algérie Française " une tristesse et une insulte au peuple, aux martyres à nos traditions et notre culture.

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Peuple, martyres, traditions, culture!! Hizb França, FADAISES! Fakou, depuis le temps que vous rabâchez ça!
Merci pour cet article M. Madani. Johnny a bien commencé son spectacle au Majestic par "les coups quand ils vous arrivent, ça fait mal". C'est bien ce qui a commencé à nous arriver un an plus tard et qui ne s'est jamais arrêté, étant devenus plus palestiniens que les palestiniens eux-mêmes, plus arabes (que nous ne sommes pas) que les arabes eux-mêmes etc.. Oui, c'était fini de cette Algérie qui menait et regardait vers le haut dans toute sa diversité, c'était comme un fleuve détourné comme le figurait si bien Rachid Mimouni.

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Bonjour,
Je vous embrasse bien fort comme on dit Mr Madani, je suis toujours emu et vraiment
impressioné par vos ,ecrits . que le veritable Dieu vous garde et vous protege des
malheurs de ce pays .

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Je ne remercierais jamais assez notre ami Madani pour avoir "sorti" de notre mémoire enterrée vive les années 60-70 .Oui, nous étions heureux! Oui nous aimions Johnny, Claude François, Adamo, Dutronc etc.
Mon ami Ali, tout frais arrivé de France s'est fait arrêter par la police, embarqué et libéré avec la boule à zéro .Il est arrivé à la maison pour trouver sa fiancée en larmes : des policiers en civil l'ont arrêtée et saupoudré ses jambes de peinture. Le cheikh Hamani était intervenu auprès de Boukharouba-Boumediene et le début du malheur algérien a commencé...

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Quel article! Enfin quelqu'un who pense comme moi. Boum Boum nous a price de beaucoup de choses. Il nous a brise notre jeunesse, ou du moins il a essaye. Il a sans doute essaye de nous priver d'Europe 1 et RTL, mais il a echoue lamentablement. Il a ruine notre pays car il etait incompetent. Il voulait suivre l'URSS et son systems, c'est a dire reigner par la force et eviter des elections libres. Il voulait etre president a vie, comme le president actuel d'ailleurs.

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Encore une fois merci Kacem! Quand j’ai vu le titre de votre article sur Johnny, j’étais d’abord très surpris. Je me suis dit, tiens un rare article d’un journaliste Algérien sur Johnny. Après la lecture, et même durant, j’étais aux anges. Voilà un monsieur qui partage tout à fait mes sentiments et qui ose parler de nos années d’or.
La période que vous décrivez, c’est-à-dire les années 60, je les ai vécues comme vous. J’adorais les chansons françaises ! Mais Boukharouba fait son coup d’état et renverse Ben Bella en critiquant le pouvoir personnel de celui-ci ; Boukharouba nous promet un livre vert, promesse non-tenue bien sûr…Evidemment le pouvoir personnel de Boukharouba a été exponentiellement plus conséquent et néfaste que celui de Ben Bella. Il nous a privé de tout, y compris le droit d’apprécier les chansons françaises, britanniques ou américaines. J’étais l’un de ces adolescents qui aimait entendre ces chansons-là. J’aimais les chansons d’Adamo, qui venait de sortir Inch Allah juste avant la guerre des six jours. Il y avait aussi Ensemble, Je vous Offre, etc. Je possédais bien Inch Allah dont je connaissais toutes les paroles. Cette chanson passait souvent sur Europe 1, etc… J’attendais impatiemment qu’elle arrive sur notre chaine 3, ainsi que d’autres chansons de Michel Polnareff, Clo Clo, Joe Dassin, Christophe, Hugues Aufray, et autres. Boukharouba a décidé à notre place que ces chanteurs étaient « des sionistes ou supportaient les sionistes. » Elles furent interdites en Algérie et censurées. Bien sûr les gens du pouvoir, eux, pouvaient bien écouter ces chanteurs en allant à Paris le matin et acheter leurs disques en revenant l’après-midi. Pour eux, le shopping à Paris était routine, pas un lux quotidien. Durant cette période de guerre au Moyen Orient, je me rappelle aussi que la radio (surtout Chaine 1) nous conseillait de ne pas écouter les informations d’Europe 1 sur la Guerre des Six jours, ni de les croire. Cette chaine 1 ajoutait que les informations provenant d’Europe 1 étaient bien des mensonges fabriqués par les « Juifs. » Il ne fallait surtout pas croire à ces informations qui racontaient que les Israéliens avaient conquis des territoires arabes, tels les montagnes du Golan, une partie de l’Egypte, Jérusalem, etc. Ces journalistes mentaient d’après notre Chaine 1. Et bien il faut noter que les Israéliens occupent encore aujourd’hui le Golan. Je n’approuve aucunement cette occupation illégitime des territoires Arabes et Palestiniens par les Israéliens, bien sûr! Mais on voit bien quand même d’où venaient les mensonges.
Cher Kacem, votre article nous a fait un grand plaisir. D’abord il nous a replongé dans nos mémoires d’adolescents (j’avais à peine 14 ans au début de 1967). J’adorais les chansons françaises et anglo-saxonnes. IL faut dire aussi que j’adorais aussi une brillante chanson Kabyle écrite par notre Kamel Hamadi et interprétée par son adorable femme, feue Nora (Allah Yarhamha). Cette chanson, qui s’appelait Amirouche, passait sur la chaine Kabyle (la Chaine 2, je crois). Elle a commencé à être diffusée des 1960 ou 1961. Tout jeune, j’ai pu avoir le disque 45 tours. Apres l’indépendance, cette chanson fut aussi interdite et censurée de la radio par Boukharouba et sa clique. Pourquoi ? Boukharouba avait peur du feu Amirouche (Allah Arihmou) ou du moins de sa stature et de sa légende car il souffrait en comparaison. Amirouche, le héros Algérien, qui combattu les colonisateurs Français avec courage jusqu’à sa mort à Bou Saada. On sait tous ce qui sont devenues des dépouilles d’Amirouche et Si El Haoues pendant le règne de Boukharouba.

Pour revenir sur Johnny, cher Kacem, je dois dire que je ne suis pas entièrement d’accord avec vous sur ce point : Les chansons « Girl » et « I’ve to Get You into My Life » des Beatles sont nettement meilleures que « Je l’Aime » et « Je Veux Te Graver dans Ma Vie, » du moins en ce qui me concerne. Le grand point faible de Johnny est que, à mon avis, il chantait les chansons des autres, chansons qui avaient déjà du succès (le Pénitencier, Noir c’est Noir, par exemple). Donc son mérite est moindre par rapport aux autres chanteurs Français (Adamo, Michel Polnareff, Christophe) qui avaient écrit leurs propres chansons avec de jolies mélodies. Mais je conviens que Johnny avait une belle voix et une bonne présence sur scène.
Merci encore, Kacem, de nous avoir fait rêvé cette semaine. J’espère qu’on aura tous le plaisir de vous lire encore bientôt !

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@Elan Brisé
Merci pour vos compli-et-complé-ments sur nos merveilleuses années d’adolescence à Alger et ailleurs au pays ! Je me souviens bien (qui ne s’en souvient pas ?) de la chanson « Amirouche » de Nora, interdite, du jour au lendemain, par Boukherouba à la chaine 3 de la RTA ! De toute façon, Boumediene n’a jamais eu la Kabylie et les Kabyles dans son cœur, ni les autres composantes du terroir, d’ailleurs ! Il voulait tous nous soumettre à des délires encore plus inhumains que ceux du sionisme envers les Palestiniens ! Et, comble d’ironie, il était partant pour nous encourager à tous nous sacrifier et combattre le sionisme à Jérusalem alors que lui installait du Boumediénisme abject, tout aussi inhumain que le sionisme, à Alger, Tizi et partout au pays ! Il y en à tant à dire et raconter, juste en faisant appel à nos souvenirs !
Quant aux dépouilles confisquées de nos héros par le patibulaire Boumediene, je vous invite à lire une contribution s’y référant, dans les archives du matindalgerie : « Anissa Boumediene : rappel de quelques vérités oubliées ! ».
Le hic dans cette Histoire de nos petites vies malmenées par tant de mystifications, c’est que l’imposture diabolique de Boumediene est encore aux commandes à travers un clan Bouteflika tout aussi colonialiste et décalé des réalités du pays ! Ayna el-mafarou ?
Bien à Vous,
KM

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Merci Mr. Madani pour cet article. Je me souviens tres bien de ce concert au Majestic, car j ´ai reussi a entrer "azdemt" (car mazlout!) à la fin et pu danser aux rythmes de "Noir c est Noir". Alger etait pour nous jeunes lyceens la plus belle ville du monde et BEO avec ses plages et ses jardins le plus beau quartier.

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Kacem,

Y a bien longtemps que je ne t'ai lu. Quelques annees deja, on a croise le verbe et noirci bien du papier sur ce meme site. Ce n'est pas Boumediene himself qui a pose les interdits mais des sbires d'une autre espece qui composaient le deuxieme cercle et rares du premier cercle, si ce n'est le funeste ministre de l education de l'epoque. Forte influence emanant d'un heritage sacralisee.

Certes Johnny a ete interdit d'antenne apres 67 pour cause et bizness oblige, sinon il aurait disparu de la scene mediatique et les youpins auraient eu sa peau. Il aurait meme dit " Ca me rend malade de voir un de mes disques entre les mains d' un arabe" (Kacem il ne t'excluait pas). Adamo aussi pour Inchallah, mais surprenant son film les Arnaud avec Bourvil est passe au cinema l'Algeria en 68.

Je me rappelle d'un critique franchouille fort influent des annees 60 du Figaro qui a tout fait pour descendre ton Johnny, depuis ses debuts et cela a dure 20 ans avec la meme verve. Arrive a la retraite, le bon critique a finit par avouer "Je ne sais qui est le plus con des deux, lui ou moi. J'ai passe 20 ans a tout utiliser pour l'abattre, au final moi je pars et lui il est encore la".

Bien a toi

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Hello long lost friend, Atuelpa ? Madih ? Fluctuat nec Mergitur ?
Anyway, ça fait toujours plaisir de retrouver d'anciens amis du matin, car cet espace est notre unique canal d'évasion vers nos rêves et nos anciennes illusions d'une Algérie résolument tournée vers la mer et le monde universel !
Quant à (mon) Johnny, combien même il eut prononcé cette phrase assassine envers les arabes que nous sommes (supposons), même si je doute fort qu'il la prononça vraiment, me concernant je le lui pardonne, car le bonheur qu'il a insuflé à nos tendres années ne peut être annihilé ou diminué par quelconque envolée malencontreuse, souvent Irréfléchie !
Anyway, merci de donner signe de vie après tant d'années d'absence ! Je serais encore plus ravi si je pouvais deviner qui se cache derrière Krimo....en toute amitié et taquineries habituelles entre nous !

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Quelle époque merveilleuse !!
merci! merci bcp! d'avoir remémoré une époque remplie de joie de vivre; un simple air d'un temps , d'une image, des mots magiques, un certain espoir improbable comme si le futur allait nous être offert pour la vie sans censure et sans interdit pouvant ainsi intensifier nos joies de vivre et atténuer nos peines. Merci cher Madani d'avoir évoqué nos émotions et les souvenirs d'une belle jeunesse vécue dans laquelle plusieurs générations dont la mienne étaient inscrite à plein régime. Qu'elle époque si belle, si généreuse, si intense. Merci de l'avoir réveillé en nous qui avons tous quelque chose de Johnny en ces temps si tristes et si incertains. Qu'il repose en paix notre Johnny à tous. Bravo!

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Je trouve que vous en faites bcp bcp trop avec votre article !!! Meme en France on n'a pas lu un tel article. Et de la a parler "traditions arrierees" c'est petit !

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nostalgie de l'Algérie française?

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vous avez étudié leur ADN pour conclure que tous ses fans parmi les commentateurs sont tous Kabyles.

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