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FRANCE

Nouvelle mosquée de Strasbourg : Gérald Darmanin saisit la justice

Le ministre de l'Intérieur du gouvernement Castex, Gérald Darmanin, s'est opposé fermement mardi 23 mars à la mairie EELV de Strasbourg, qui a accordé une subvention de plus de 2,5 millions d'euros pour la construction d'une nouvelle mosquée.

Le ministre de l'Intérieur a évoqué "une mosquée soutenue par une fédération qui défend l'islam politique" et a demandé la saisine de la justice.

"La mairie verte de Strasbourg finance une mosquée soutenue par une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l'islam de France et qui défend un islam politique", a réagi Gérald Darmanin dans un tweet publié dans la nuit de lundi à mardi. "Vivement que tout le monde ouvre les yeux et que la loi séparatisme soit bientôt votée et promulguée", a-t-il ajouté.

En fin de matinée, le ministre a haussé le ton en annonçant, toujours sur Twitter, avoir demandé à la préfète de la région Grand Est et du Bas-Rhin de saisir la justice administrative de cette délibération du conseil municipal strasbourgeois. "Même si la loi séparatisme n'est pas encore adoptée, devant la gravité des décisions prises par la municipalité verte de Strasbourg, j'ai demandé [à la préfète] de déférer la délibération d'octroi de subvention devant le juge administratif", a écrit Gérald Darmanin.

Le conseil municipal de Strasbourg a adopté lundi soir "le principe d'une subvention" de plus de 2,5 millions d'euros pour la construction d'une mosquée de Millî Görüs (CIMG), association réputée proche de la Turquie.

Le versement de la subvention soumis à un nouveau vote

Cette subvention représente "10 % du montant des travaux", a relevé lors du vote la maire EELV de Strasbourg, Jeanne Barseghian, dont la majorité a affirmé qu'il s'agissait d'un pourcentage habituel pour le subventionnement des lieux de culte dans la capitale alsacienne. Le versement effectif de la subvention, critiquée par l'opposition municipale, doit faire l'objet d'un nouveau vote.

L'élue écologiste a proposé lundi soir d'intégrer dans le texte plusieurs conditions, comme la signature préalable de la Charte des principes pour l'islam de France ou encore des garanties sur la transparence des fonds destinés à financer le chantier.

Or, en janvier, l'association Millî Görüs a refusé de signer cette charte.

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Avec AFP