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TRIBUNE

Où sont nos 1000 milliards de dollars M. Tebboune ?

La noblesse de la responsabilité politique s’exprime par la fécondation de la morale, de la politique et du droit sur le chemin de la modernité et de la civilisation. 

Le devoir moral demeure l’essence de la politique dans le cœur du droit.  Le sommet de cette noblesse est l’éclosion de la dignité sur l’étendue de la conscience. La vérité, le courage, la droiture, le pragmatisme, l’honnêteté, l’intelligence sont des vecteurs de traits de caractères qui peuvent changer les élans de la manifestation citoyenne. 

La noblesse en politique est cette démesure de mettre en avant la légitimité de la conscience face à l’Égocentrisme. Le noble est celui qui se fond dans les missions de ses réalisations au service de sa nation.   

La voix de nos martyrs doit rester une résonnance de conditionnement pour rendre à l’Algérie une place honorable dans le concert des nations. La gestion rudimentaire et partisane de l’Algérie algérienne doit faire l’objet de déconfinement et d’abstraction.  La chimère de l’amour du pouvoir doit être remplacer par l’amour de la patrie. 

Dans la perspective de sacralisation de la petite personne sur le compte de la grandeur   de la citoyenneté est signe d’aberration absolue. Le mirage de l’absurdité continue sur les configurations   étroites et obsolètes de la confiscation et de la corruption. 

L’héritage de votre prédécesseur demeure confiné dans la boîte de Pandore. Dans la mythologie de la corruption en Algérie et par analogie, le peuple d’Algérie refusa la confiscation de son indépendance par des fossoyeurs venus d’ailleurs. Pour se venger, tous les corps constitués d’Alger ordonnèrent l’institutionnalisation de la corruption comme mode de gouvernance. Bouteflika, dernier chef de file dans l’Art de la tromperie, de la tricherie, de la mythomanie et de la séduction ordonna la mise sous scellés de l’affaire des mille milliards de dollars. 

Présentement, vous avez entre vos mains la jarre dans laquelle se trouve tous les maux touchants nos libertés et nos droits pour pouvoir vivre en paix et de pouvoir édifier un pays prospère et un Etat de droit. Par ailleurs, au fond de cet héritage se trouve notre indépendance, notre dignité et l’image de votre gouvernance attachés pour une destinée commune. 

Votre courage est mis à l’épreuve, le citoyen attend de vous des mesures exécutives pour la récupération effective des 30%, taux officiel de corruption dans le cadre de passation des marchés publics + la surfacturation dans la majorité des transactions import/export.  

Quatre cent milliards de dollars, représentent les 30% des sommes perçues dans le cadre de la corruption durant les mandats de votre prédécesseur M. Bouteflika.  Un projet de loi pour récupérer l’argent de la corruption sera salutaire, il établit des règles pour faciliter la récupération des sommes injustement perçues et les sommes en dommage y afférents pendant une période de prescription de 10 ans à 15 ans précédant l’adoption du projet de loi après son entrée en vigueur.  

400 milliards de dollars, une somme considérable pour traverser la crise actuelle face à la Covid-19 et face à la chute du prix de pétrole. Le citoyen ne doit pas souffrir de cet état de fait et notre Algérie ne sera pas à la merci de banques étrangères.  Cette somme pourra faire l’objet de transition vers une économie basée sur la productivité et l’innovation. 

400 milliards de dollars est l’équivalent d’une dizaine de centres hospitaliers de taille 3, du lancement de l’agriculture à l’échelle industrielle au niveau des Hauts-Plateaux et du Sud algérien, la relance de la recherche à l’échelle nationale et la création de milliers d’entreprises, la mise en place des politiques d’intégration au niveau de l’ensemble des secteurs à caractère stratégique et militaire. 

400 milliards de dollars représentent la création d’un million de postes de travail permanent et de milliers de postes de travail en annexes. 

La récupération de ses sommes d’argent demeure la solution et l’unique solution pour éviter le dicton de M. Ouyahia (affame ton chien, il te suivra), l’homme qui  vous a remplacé après votre éjection du poste de premier ministre le 15 août 2017.   

Votre engagement à mettre en place les instruments et les mécanismes juridiques adéquats pour récupérer l’argent de l’Algérie fera de vous un homme d’État qui aura l’honneur d’être à l’image de nos martyrs.  

Il est difficile de finir dans la poubelle de l’histoire pour une période restreinte de jouissance et de frustration. La noblesse de la responsabilité politique s’affirme à la grandeur de la personne qui accepte cette mission avec honneur et dans l’antonyme s’éteint au crépuscule dans l’hémicycle  de l’indécence. 

Auteur
Brahim Gater