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DESINTOX

Ould Kaddour contre Bouteflika ! (I)

C’est en vrai manipulateur que le PDG de Sonatrach utilise les moyens du mastodonte pour  soudoyer des experts honnêtes et certains organes de presse pour faire passer des messages qui cachent les insuffisances de performances avérées par des statistiques fournis par les organismes gouvernementaux comme l’ONS, la Banque d’Algérie, la douane.

Ainsi après avoir octroyé  l’étude technique de la nouvelle loi sur les hydrocarbures à un bureau d’études américain, considéré par l’ensemble des analystes comme « un recours excessif à l’expertise étrangère qui s’apparente à tort ou à raison comme source de dilapidation des deniers publics », voilà que son vice-président annonce que de nombreux experts algériens y ont participé sans pour autant préciser à quel titre puisque le projet est censé donner un nouveau souffle pour booster l’attrait de notre domaine minier.

D’ailleurs à la première lecture du projet de cette loi, on y constate leur empreinte, avec le retour au contrat de partage de production et celui très nuancé à « risque ». Plus grave, il a fallu attendre le cinquième vendredi  de protestation contre la feuille de route de Bouteflika pour adresser un appel à l’ensemble des travailleurs de Sonatrach dans sa lettre n°20 parue dans la revue de Sonatrach (01) Aussi, je tiens à rassurer nos collectifs et à les assurer qu’il n’y a aucune mesure de restriction de quelque nature que ce soit que j’aurais prise, moi ou mes proches collaborateurs, à l’encontre des travailleurs de Sonatrach qui ont exprimé leur soutien et leur adhésion au mouvement de protestation», alors qu’une mise en garde contraignante leur a été bien adressée sur ses instructions pour ne pas quitter leur poste de travail d’ailleurs en vain. Les sanctions contre certains agents de Tassili Airline et la note du directeur des ressources humaines (02) en sont édifiantes.

Toute la question reste à savoir pourquoi cette sortie surprise au moment même où de nombreux experts n’arrêtent pas d’appeler à épargner ce secteur de cette crise que traverse le pays de part son importance dans le quotidien des Algériens.                

Pourquoi cette myopie de certains organes de presse ?  

Conforté probablement par un clan au pouvoir, qu’il vient aujourd’hui de se démarquer de lui - ou  pourquoi pas appliquer son plan « D » ? - le PDG de Sonatrach a multiplié ses attaques en remettant en cause les chiffres statistiques fournis par la Banque d’Algérie (BA) et l’Organisme national des statistiques (ONS) ainsi que le Ministère de l’Energie relatifs à la baisse de la production du pétrole et du gaz, notamment le taux de croissance et les performances qui découlent du mastodonte lorsqu’il lui a été confié par rapport à ceux d’aujourd’hui. Voilà bientôt deux ans de promesses vides d’application donc.

A l’issue de la cérémonie de signature des statuts de la joint-venture STEP en partenariat avec la société française Total dans un projet de pétrochimie, il est monté d’un cran pour pousser envers les institutions de l’Etat un mépris sans précédent. Il s’est interrogé avec arrogance : « Est-ce qu'on a un système de mesures, de calcul ou d'évaluation de la production ? Est-ce qu'on sait combien coûte l'extraction d'un baril ? » Et de continuer son affront  «A ce jour, on n'a même exploité 30% de notre potentiel en hydrocarbures »  A suivre       

R. R.

Revois

(01)- https://www.algerie360.com/ould-kaddour-soutient-le-mouvement-populaire/

(02) Note N°989 REC-VS/RT/2019 signée par le Directeur des ressources humaines

 

Auteur
Rabah Reghis