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TRIBUNE

Panique et fuite en avant, par Saïd Sadi

Après le scandale de l’affaire Tabou, le journaliste Drareni vient d’être l’objet d’un mandat de dépôt au mépris des lois en vigueur, exposant un jeune de plus à l’insalubrité des conditions sanitaires de prisons moyen-âgeuses. Au lieu de donner une information fiable sur l’état de santé et le lieu de détention de Karim Tabou et d’annuler une condamnation qui est d’abord un outrage pour elle-même, la justice s’enferme dans un emballement sécuritaire qui n’impressionne personne.

La libération immédiate et sans conditions de tous les détenus politiques et d’opinion, en attendant leur indemnisation, est une décision exigée par le droit et dictée par le bon sens.

En pleine pandémie qui va redessiner le pouvoir des hommes, le gouvernement affiche des postures d’un âge politique qui n’existe plus. Le monde qui a vu naître et prospérer des régimes comme celui qui est issu du système FLN est bel et bien fini.

Il y a longtemps que les archéo-dirigeants du pouvoir algérien évoluent en dehors de notre siècle. Ils gagneraient à entendre qu’ils n’ont d’autres choix que d’en respecter les normes. Pendant qu’il en est encore temps.

Auteur
Saïd Sadi