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ARBITRAIRE

Porteurs de drapeaux amazighs : la défense de rupture des avocats

Les avocats des manifestants arrêtés et détenus pour port de drapeaux amazighs ont décidé de boycotter l'audience de ce lundi. Ils ont choisi la défense de rupture chère aux célèbres avocats du FLN pendant la guerre de libération.

C'est leur ultime moyen de défense pour démonter les insupportables décisions hiératiques de la justice en ces temps de mouvement révolutionnaire. Une centaine de détenus d'opinion croupissent depuis juin et certains février en prison pour des motifs parfois ahurissants et qui n'a aucune base juridique. D'où cette décision radicale des avocats de la défense.

Les avocats qui dénoncent déjà depuis le début l'instrumentalisation de la justice s'élèvent contre les différences de traitements des justiciables entre les tribunaux. D'ailleurs, certaines se demandent si le tribunal de Sidi M'hamed n'est finalement pas un tribunal d'exception. 

 Nous publions le communique du comité national pour la libération des détenus d'opinion qui explique pourquoi le choix de cette stratégie de rupture.

"Les avocats de la défense ont décidé de boycotter l'audience aujourd'hui, lundi 18 novembre, du procès des détenus et des manifestants placés sous contrôle judiciaire depuis juin dernier.

Il s'agit d'un procès de rupture et la décision des avocats a été saluée par toutes les familles des détenus.

À 13 h 50 la salle d'audience du tribunal de Sidi M'hamed était déjà archi-comble et juste à l'entrée des détenus c'est toute la salle qui s'explosait sous les youyous des femmes et de "Djazair houra democratiya".

Les avocats, après avoir expliqué par le biais d'un représentant pourquoi ils ont décidé de boycotter l'audience (l'institution du tribunal) tout en rassurant le public qu'ils (les avocats de la défense) continuent à visiter les détenus et à suivre l'évolution des dossiers, quittent la salle après avoir chanter tous avec les détenus et leurs familles et tous les présents l'hymne national "Qassaman".

À leur sortie de la salle c'est tout le monde qui les applaudissaient en criant "Merci les avocats".
Les détenus et les manifestants ont été entendu par le juge et le procureur a requis deux ans de prison et une amende de 100 000 Da pour chacun d'entre eux.

Le verdict sera connu lundi prochain, 25 novembre."

Auteur
La rédaction
 

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