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Divergences

 Pourquoi le PLD se retire du pacte de l'alternative démocratique

  


                                                               Le hirak : un prolongement de Novembre


Aussi loin que remonte le souvenir, jamais anniversaire de Premier Novembre n’aura couplé avec autant de ferveur et de passion, mémoire d’hier et luttes d’aujourd’hui. C’est pourquoi, quand Février et Novembre fusionnent, le 65ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale devient naturellement un moment de majesté dans la mobilisation populaire.
Si la génération de Novembre 1954 avait choisi la voie de la lutte armée pour arracher l’indépendance du pays, celle de Février, instruite par les luttes de ces dernières décennies, a eu le génie d’adopter une nouvelle forme de combat : la « silmya » pour mettre le système hors d’état de nuire. Cette stratégie s’avère être juste sur le terrain car elle a permis de valider la radicalité de slogans aussi grandioses que « Yatetnahaw gaâ » et « Système dégage » et révélé au grand jour la résilience d’un peuple et la cohésion d’un mouvement, qui a réussi à contraindre le pouvoir à la défensive, à bousculer son agenda politique et à jeter le désarroi dans ses rangs.

                                                                        Les partis en perte de vitesse ?

L’agenda politique ne met plus en évidence les partis. Ces derniers ont perdu de leur pertinence car vis à vis du peuple, ils correspondent à des stratégies politiques frappées d’obsolescence. Il s’agit aujourd’hui de jeter par-dessus bord les vieux réflexes partisans pour se convertir à de nouvelles méthodes de travail et se fondre dans une stratégie commune. L’urgence commande de sortir de la clôture des chapelles et de se hisser à la hauteur des enjeux que dicte le mouvement citoyen. L’heure est à la refondation pour se mettre en phase avec les exigences de l’heure, regarder résolument vers l’avenir tout en se nourrissant de la sève de ce formidable mouvement citoyen. 

                                                                           Pas d'alliance avec les islamistes


C'est à ces mutations politiques profondes que s'opposent malheureusement  certains partis de l’Alternative Démocratique (PAD). Plus de cent mille morts plus tard, ces forces politiques piétinent la plate-forme du PAD du 26 juin 2019 dont ils sont pourtant signataires, en refusant de reprendre dans la déclaration du Pacte de l’Alternative Démocratique du premier Novembre l'une de ses clauses fondatrices : NON UTILISATION DE LA RELIGION À DES FINS POLITIQUES. 
La volte-face politique de ces forces est la signature de la rupture du contrat du 26 juin 2019 et la preuve matérielle d'une posture opportuniste dont le seul objectif est de faire entrer le loup islamiste dans la bergerie des démocrates, afin ne de maintenir un consensus pour sauver l’appareil des partis. Toutes les tentatives du système, du clan de San Egidio, et de celui de Mazafran de s’allier aux ISLAMISTES ont échoué.
C’EST POURQUOI LE PLD SE RETIRE DU PACTE DE L’ALTERNATIVE DEMOCRATIQUE EN ATTENDANT DES CLARIFICATIONS ET UNE DECANTATION AU SEIN DU PAD.
S’affranchir autant de ceux qui veulent rééditer leur cynique entreprise de tordre le cou à la contestation populaire en emmenant le peuple sur la voie « d’élections » préfabriquées  que de ceux qui veulent récupérer le mouvement citoyen en le rabattant sur le piège islamiste est la condition de survie pour l'Algérie.

                                                                    Notre devoir de démocrate

C'est pourquoi le devoir des DEMOCRATES est de se jeter dans les batailles à venir pour disqualifier aussi bien le système que l’islamisme politique et donner une orientation résolument démocratique et laïque à l’Algérie.
Les élections présidentielles du 12 décembre ne sont rien d’autre qu’une échéance tactique pour le système de perdurer. C’est pourquoi, le système a tout intérêt à ne pas nettoyer une scène politique maillée d’associations islamistes et infestée de partis-croupions biberonnés par une oligarchie corrompue. Assainir une telle situation politique passe inévitablement par la mise en chantier d’une transition démocratique, seule susceptible de neutraliser les manœuvres du système et de sectionner tous les tentacules de ce monstre dont les capacités de nuisance sont toujours intactes. C’est la raison pour laquelle, à l’instar de millions d’Algériennes et d’Algériens, le PLD rejette ces pseudo-élections qui ne sont pas gages de probité et de transparence et encore moins la garantie du départ du système.
57 ans de règne despotique ont épuisé un modèle politique dont le peuple a décidé de s’en séparer définitivement. Dans ce contexte révolutionnaire, le PLD appelle tous les patriotes et les démocrates du pays à se féliciter de la mobilisation des citoyennes et citoyens du premier novembre pour marquer de façon éclatante le 65ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, pour dénoncer le climat de répression qui s’est abattue sur les militantes et les militants des partis et des associations, sur les citoyennes et les citoyens, pour exiger la libération de tous les détenus d’opinion et revendiquer avec force une transition démocratique, unique issue politique possible en mesure de mettre fin au système et d’apporter des réponses à la hauteur de la crise multiforme que vit le pays. Le PLD appelle le mouvement citoyen à préserver le caractère pacifique du mouvement, et exiger l’unification des forces démocratiques, pour affronter les résidus du système, et les islamistes, afin de construire une ALGERIE REPUBLICAINE, DEMOCRATIQUE, MODERNE, SOCIALE.
Vive le premier Novembre !
Gloire à nos martyrs,
Vive l'unité des forces démocratiques !


Alger e 2 novembre 2019,
Le Bureau National du PLD.

Auteur
L.M.
 

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