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REGARD

Le Prix Nobel de la paix pour le peuple algérien ?

Si le prix Nobel de la paix récompense «la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix », on peut, sans le moindre doute, y inférer de nombreuses personnalités algériennes. Celles qui dénoncent sans relâche ce pouvoir de brigands. Les unes aussi méritantes que les autres. De peur d’en oublier, il vaut mieux ne pas en citer.

Mais au-delà de ce mérite individuel, le peuple algérien, dans sa totalité, de Tamanrasset à Alger, d’Oran à Annaba, et au-delà, donne au monde, semaine après semaine, les preuves irréfutables d’un pacifisme exemplaire. C’est sans doute la première fois, dans les annales de l’Histoire de l’Humanité, qu’un peuple se déverse par millions dans les rues des villes et des villages, dans une atmosphère de fête, de camaraderie, de citoyenneté bon-enfant, sans que le moindre dépassement ne vienne entacher la soif d’une liberté confisquée par une association de chenapans sans foi ni loi. Une bande de maffiosi qui avait justement osé proposer, « la hia, la hachma », leur chef suprême comme candidat au Nobel de la paix !

« Rends-moi ma liberté, je te le demande gentiment ! », pour paraphraser Soolking et Ouled-El-Bahdja. Ce slogan ne sied-t-il pas comme un gant au peuple algérien et à ses revendications ?

Oui, le peuple algérien mérite éloges et félicitations, pour ces cinq semaines de marches bon-enfant !

Que le monde reconnaisse enfin que ce sont tous les envahisseurs qui se sont succédé sur les contrées amazighes, depuis des millénaires, qui nous ont attribués ces étiquettes berbères à consonnance ombrageuse, pour mieux accaparer nos terres !

Pour les Romains, nous étions des barbares ; pour les Arabes, des tribus (k’baïl) ; pour les roumis, des indigènes ; et pour clore la série des conquérants, le clan d’Oujda s’est rué sur le butin, fait ériger un empire, et construit une forteresse à Zéralda. Une sorte de cité interdite à des autochtones encombrants hérités d’une France colonialiste, pour perpétuer le même regard supérieur sur nous que celui des romains et des roumis !

Oui le peuple Algérien mérite le prix Nobel de la paix !

Si c’est trop tard pour 2019, alors ce sera pour 2020 !

Un tel prix, s’il venait à se concrétiser, serait une reconnaissance et une gratitude légitimes attribuées à un peuple malmené par l’Histoire. Un peuple que l’on a voulu falsifier pour lui faire admettre que ses ancêtres étaient Gaulois, avant de se transformer, par les mêmes tours de passe-passe supérieurs, en Mecquois ! Un peuple, des tribus pacifiques, dont les gènes n’ont jamais pu être modifiés par quelque stratagème que ce soit. Quelle meilleure démonstration à cela que cette sagesse ancestrale qui circule depuis 5 semaines, rayonnante à chaque coin de rue, que ce soit à Alger, Khenchela, Tiaret, Tizi-Ouzou ou d’autres cités ?

Non, l’Algérien n’est pas barbare ! Il ne l’a jamais été !

Non, l’Algérien n’est pas violent ! Il ne l’a jamais été !

Non, l’Algérien n’est pas extrémiste, il ne l’a jamais été !

La barbarie, la violence, le crime organisé, l’extrémisme, religieux ou comportemental, il faut aller les chercher du côté du pouvoir, et de la bête immonde nommée FIS qu’il a engendrée, dans les années 1990, pour massacrer des innocents, hommes femmes et enfants !

Si la volonté des pays dit civilisés est d’offrir aux générations futures un monde parfait, fait de solidarité et de paix, l’exemple de l’Algérie devrait servir de modèle de fraternité, celui du vivre ensemble en toute cohérence, sur ce « Home » que des inconscients, comme le clan Bouteflika, malmènent depuis trop longtemps !

Que faut-il de plus que ces images et ces vidéos qui circulent sur internet pour convaincre les académiciens, d’Oslo ou de Stockholm, de l’honorabilité d’un prix Nobel de la paix décerné à l’Algérie ?

Quelle belle proclamation pour l’ensemble de l’humanité s’ensuivrait !

K. M.

PS : L’idée n’est pas de moi, mais de Hamid Arab ! Je n’ai fait qu’habiller de mes propres mots des échanges enflammés sur ce qui se passe au pays ! Il en faut certainement plus pour que l’idée se fraie un petit chemin jusqu’à Stockholm ! Dans cette euphorie collective qui nous gagne tous, pourquoi se refuser de rêver au meilleur du meilleur pour le pays ?

Auteur
Kacem Madani