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REGARD

Quand le G20 version 2020 lorgne les Wahhabites

Vous l’avez certainement deviné. Un sommet qui s’est tenu les 21 et 22 novembre 2020 en Arabie Saoudite par vidéoconférence, pandémie du Covid-19 oblige. 

Un sommet virtuel à huis clos, qu’il faut rappeler, regroupant une vingtaine de pays sélectionnés compte tenu de l’importance de leur produit intérieur brut (PIB) auxquels se joignent toutes les institutions de Bretton Woods dont le FMI et la Banque Mondiale, sous la présidence du Roi de l’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane.

L’ordre du jour de ce sommet porte essentiellement sur trois points à savoir : Maintenir le niveau du flux des échanges commerciaux tel quel, combattre le réchauffement planétaire et l’approvisionnement des pays pauvres en vaccin contre le Corona virus.

Un certain des dirigeants se sont bien évidemment prononcés dont le président chinois Xi Jinping, le premier ministre indien Narendra Modi et le président américain Donald Trump. 

Ce dernier n’a pas manqué d’ailleurs d’essuyer un certain nombre de remarques pour son bilan en matière de protection de l’environnement.

De l’avis des experts au fait des inquiétudes planétaires, c’est la montagne qui accouche d’une souris, tout en déplorant le manque d’intérêt des dirigeants du G20 aux défis majeurs qui ne cessent de guetter inlassablement la planète Terre. 

Des recommandations qui sentent le déjà vu, mais qui, paradoxalement ne soulèvent point le principe du respect des droits de l’humain, d’autant que ce pays hôte ne s’y accommode nullement et ce, au mépris des résolutions internationales condamnant les diverses formes de violation connues dont celui-ci s’en est rendu coupable.

Des actes d’une extrême violence ont été commis à l’endroit de Khashoggi, un journaliste qui s’est reconverti en opposant politique, de  la manière la plus abjecte, l’on se rappelle, il y a quelque temps de cela. 

Les atteintes aux libertés individuelles sont légions dans ce pays de sa Majesté, où des femmes croupissent encore en prison pour le seul mérite d’avoir manifesté leur désir de conduire des voitures et se sentir libres dans leur manière de penser et de circuler.

Ce qui suscite l’incompréhension n’est pas tant le fait de voir participer un pays aux pratiques qui relèvent de l’antipode, chapeauter  un sommet regroupant en son sein une communauté sensée se revendiquer des Lumières, mais bien plus inquiétant de constater cet Occident adopter la fameuse sentence « motus et bouche cousue » et ce, pour une petite poignée de pétrodollars.

Auteur
Rezki Djerroudi