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DIGRESSION

Qui se "soulage" le plus en Méditerranée ?

 Il est vrai que nous n’avons pas beaucoup de respect pour l’environnement naturel dans notre pays. Chacun peut le constater.

On se préoccupe (et encore) de notre environnement privé (appartement, maison, jardin, trottoir...), on se barricade derrière des portes blindée, on grillage nos balcons, mais nous n’avons que peu de considération pour la préservation de nos bâtiments, rues, avenues, places publique, jardins, forêts, littoraux... 

Certains vont bientôt se baigner dans une mer d’«huile ».

Un de mes amis d’Oran -il se reconnaîtra- m’a raconté sa déprime le jour où il a observé de sa fenêtre un quidam, face au mur, se soulageant à son aise devant tout le monde, dans la plus grande indifférence...

C’est vrai qu’il y a eu quelques progrès ces dernières années. Mais cela reste largement insuffisant.

On s’en bat les rouflaquettes comme dit mon héritier.

Cette incivilité coûtera à nos enfants.

C’est pourquoi j’ai été enchanté, comme la plupart des observateurs, de voir les manifestants depuis le 22 février s’occuper de récupérer tous les déchets laissés par la foule après le passage des cortèges. Une voiture balai salutaire.

Un souci, un réflexe qui porte une valeur qu’on ne soupçonne pas.

Et pas seulement pour la protection de notre environnement...

Mais on découvre - aussi triste que soit notre incapacité à nous préoccuper de ces questions cardinales- que les principaux destructeurs de la Méditerranée ce sont ceux qui ne cessent de nous donner des leçons en toute chose.

Cette information à diffusion restreinte dans les grands médias, nous apprend que la France est du pourtour méditerranéen le pays qui produit le plus de déchets plastiques, dont plus de 10.000 tonnes atterrissent dans cette mer semi-fermée, selon un rapport publié vendredi par le WWF.

La France a produit 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques en 2016, soit 66,6 kg par personne, selon ce rapport publié à la veille de la Journée mondiale de l'océan. Si 98% du total (4,4 millions de tonnes) ont été collectées, seulement 22% ont été recyclés.

Résumé : ils créent plus de richesses. Mais ils créent aussi plus de m... dont tout le monde profite.

Une précision toponymique : bien de nos intellectuels à la manque qui aiment bien larbiner pour espérer échouer sur un plateau de TV chez ces pollueurs ou vendre un pamphlet illisible, reprennent sans précaution des expressions qu’ils ne comprennent pas.

Ainsi, « Mare Nostrum » en latin placée entre deux banalités ça fait bien dans une répartie.

Nos têtes d’oeuf oublient juste que ce « notre mer » ne renvoie pas à un partage entre toutes la nations riveraines, mais à un acte de propriété exclusive et totale sur la « Mer Blanche ». Expression que Mussolini - le petit copain de qui vous savez après 1933 - a relancée en 1926... à Tripoli, à l’époque où la Libye ressemblait à celle d’aujourd’hui.

Nos voisins du nord ne sont pas partageux. Cette mer est la leur et ils s’estiment libre de peuvent la polluer à loisir depuis des siècles sans nous demander notre avis. Nous les barbares du sud de l’univers.

Khalti Malika se serait marré au larmes de « Mare nostrum » si elle ne nous avait pas quitté il y a plus d’un mois. Elle qui n’a jamais eu le certificat d’étude, mais qui n’avait pas de crème fraîche entre les oreilles.

Et il en est de la Méditerranée comme d’autres expressions telles que « Diaspora » au lieu de « communauté algérienne à l’étranger ». 

« Maghreb » leur écorche la langue et les révulse. Ils préfèrent l’expression coloniale « Afrique du nord » 

Quels ploucs !

Nés pour servir. 

Auteur
Djeha
 

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