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TRIBUNE

Quitte ou double ou le dernier tournant

Le constat est établi par la plupart des Algériens (pas seulement des spécialistes des sciences sociales : historiens, politologues , sociologues…) : le pays a raté sa décolonisation en 1962 ; révolution avortée, indépendance confisquée, fleuve détourné, les qualificatifs sont nombreux.

Le système colonial dont les méfaits et les crimes ne sont plus à décrire est remplacé (reconduit disent certains) par un autre système  tout aussi prédateur et discriminatoire : les colons français chassés , d’autres colons drapés dans l’emblème national ont pris le relais. Les Algériens sont restés dans leur grande majorité les indigènes qu’ils étaient de 1830 à 1962, avec la carte d’identité nationale algérienne en guise de statut d’hommes et de femmes libres, ayant accédé formellement à l’indépendance et à la dignité. Sous le règne de cette nouvelle caste, l’Algérie est mise sous le boisseau, privatisée  pillée et ses ressources mises à la disposition de familles, d’amis et de copains affairistes nationaux et /ou étrangers, pendant que les jeunes algériens sont voués à l’errance et à l’exil.

En février 2019, l’heure de la révolte massive a sonné, après moult tentatives  isolées, notamment en Kabylie, durement réprimées et parfois dans un bain de sang (1963, 1988, 2001…). C’est un moment historique décisif. Ou ça passe ou ça casse,  pari tragique s’il en est ! Mais on n’a pas le choix, la révolution en cours doit triompher, les Algériens l’ont bien compris : l’échec est inconcevable tant le prix à payer serait exorbitant !

D’instinct, les millions de personnes qui déferlent dans les rues des cités algériennes savent que le retour du système si décrié serait terrible pour eux et leurs enfants. C’est quasiment uns question de vie ou de mort. Quitte ou double !

Il faut aussi être lucide, le triomphe de la révolution et donc la fin du système ne signifie pas le bonheur immédiat. Le pays est exsangue, en ruine ; il faudra le reconstruire.

De nombreux secteurs de l’armature nationale (éducation, économie, culture, institutions…) sont délabrés, nécessitant une mise à plat  pour être rebâtis à partir de zéro ou quasiment. Cela requiert du sacrifice, du temps, de la patience, de la méthode, donc un nouvel Etat fondé sur de nouveaux principes de gouvernance, voire une nouvelle philosophie pour l’avenir de la nation algérienne. C’est aussi cela la lutte ; l’abandonner  en rase campagne, serait rééditer l’expérience douloureuse et fort coûteuse de 1962. On ne peut pas faire marche arrière ; c’est le dernier tournant. C’est mon point de vue. 

 

Auteur
 Saïd Doumane, universitaire
 

Commentaires

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Iben moua je pense que vous ignorez les capacité de résilience de notre peuple. Si nous avions survécus ainsi depuis 62 et même depuis des siècles , nous pouvons encore survivre dans les mêmes conditions encore des siècles. Et d'ailleurs savons-nous faire autrement ?

Vous oubliez l'essentiel : notre société ne sait rien produire de ce à quoi elle aspire. Et si c'était le cas ça se saurait.

Amounavi ce sont les schémas que vous voulez lui calquer qui posent problème: revoyez vos logiciels et tout ira bien.

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Hasbuna Allah wa ni3ma al-Wakîl 

Pendant que le Hirak fait le poisson globe et pratique la stratégie du gonflement et joue à la grenouille qui veut se faire aussi grosse qu'un bœuf , Larmi multiplie artifices et leurres et joue à la bataille en se défaussant de ses petites cartes sans besoin de sortir le grand jeu comme si le Hirak n'était pas son problème , à peine un obstacle insignifiant, elle pratique la stratégie de l'évitement. C'est à se demander Si le Hirak mérite l'enthousiasme qu'il a suscité en nous ou si c'est nous qui ne méritions pas les espoirs qu'il a portés. Match nul : zéro partout.

Moua qui ne suis ni pour le Pouvoir, ni pour le Hirak, ni pour l'opposition, ni contre d'ailleurs, bien au contraire, je regarde de loin tout ce remue-méninges avec des yeux divergents .Alors que tout ce que compte notre piyi de sachants a inondé le Matin-Dized de tout ce qu'ils avaient de sachience sans lui faire bouger une à Gaid Salah qui reste , droit dans ses bottes, imperturbable .

Non Moua je tmenyek kane , je ne fti pas du minbar et je suis con-scient de mon inutile minus-culité.

Je sais que Hend Uqaci ne sera pas gravé dans les martyrologes au coté de Si Qeddour Ena3imi sur les monuments qui seront érigés à la gloire du Hirak et ça me désole autant que la perte de mon prépuce , enterré il y a swassata , avec tambours et trompettes , dans le jardin de mon père sous un oranger.

Bessah atansyou, balek, jdi pas que le peuple ne peut rien, bien au contraire . Je sais qu'il est capable du pire et qu'il peut renverser la table et chier dans la marmite . La Syrie, l'Irak, la décennie noire. Je sais qu'une déferlante populacière peut tout emporter. Wayhoudène yella ! Et c'est d'ailleurs cette hantise qui en filigrane active les contributeurs de toutes les zaouias des sachants.

Non , je ne dis pas que moua j'ai une quelconque empathie pour ces bouillonnements populeux. Je ne dis pas non plus que je suis totalement frigide au point que quand je regarde toutes ces processions gigantesques du vendredi ça ne me fait pas du tout bander. Sauf que je ne suis pas atteint de priapisme comme Si Qeddour , chez moua ça ne dure que le vendredi qblel l3assar. Iwi, la bandaisson, ça ne se commande pas a Ddada ! Koulchi bi idni leh.

Ontoulika moua , sans être un paria , je ne peux pas me mettre dans cette posture de ma3ak ya cha3b enome dhalimoun oula madhloumoun.

Choufouni ya nas je fais bouger les lignes rien qu'avec les mots et comment je soutiens la populace avec les forces de l'esprit .

Il me vient à l'esprit cette définition des experts : « des gens qui viennent nous expliquer après coup ce qu'ils ont été incapables de comprendre pendant. »

Dans quelques mois , ils viendront tous avec arrogance et aplomb nous faire la leçon et nous diront combien ils ont été avisés et prévenants et nous convaincre que c'est nous qui n'avions rien compris parce que nous étions sonnés par notre engouement pour le Hirak. Ils nous diront, toute honte bue, qu'eux ils avaient tout vu et qu'ils n'ont cessé de nous avertir de ne pas nous emporter pour le Hirak. Et je ne parle pas de ceux qu'on a vu à l'oeuvre qui ont lamentablement échoué et qui reviennent nous administrer des leçons. Bien lavé ça ressert, disent les joyeux cocus. Non, je ne donnerai ni les noms de Sadi et de Hamrouche ni ceux Tabou et de Bouchachi.

Les intellectuels, mon luc ouais !

Je parie qu'aucun de ces intellectuels ne souhaiterait que son destin dépende de la volonté du Hirak, même s'ils vomissent le Pouvoir. Ce dont ils savent pertinemment qu'il ne se produira jamais. C'est d'ailleurs l'unique raison pour laquelle ils le soutiennent. Et plus que tout ça ils savent ce que donnera un Hirak au pouvoir. Ils savent que les bases idéologiques et économique (rente et religion) qui sont toujours persistantes et qui règlent le moindre instant de vie de cette populace seront toujours une entrave à ce qu'ils prêchent. Et que les conditions sociales, culturelles , et économiques ne sont en vérité réunies que pour la reproduction de l'état actuel, ou pour le pire.

En attendant ils s'extasient sur le Hirak qui lui n'arrête pas de faire la démonstration qu'il ne produit rien qui puisse le conduire où il nous dit qu'il va. Comme Forest Gump, ils marchent , ils marchent , ils marchent , sans forcément aller quelque part.

Les zébreux d'habitude si impatients qu'ils ont dû se faire un veau pour se sustenter pendant que Moïse s'était absenté quelques minutes, à peine, pour que Dieu lui grave les tables de la loi , ont accepté de le suivre pendant quarante dans le désert. Karanta ya boureb !

Nos intellectuels aussi suivront le Hirak tout le temps qu'il faudra. Même s'il ne va nulle part. Comme pour le mec de Colluche : «  T'as des mecs, ils passent sur le pont de l'Alma. Eh bien y aurait pas d'eau en dessous ils passeraient quand même. »

  Pendant que que K. Younes grave les tables des futures lois qui régiront notre destin, le Hirak lui continue à invoquer les foudres du ciel qui s'abattront sur tout ce qui ose émettre un autre son qui sortirait de ses psalmodies rituelles du vendredi.

A lire nos éminences qui n'en ont que pour le Hirak tout ce qui se passe autour et ailleurs ne compte pas. C'est du Hirak que viendrait notre bonheur ou pas. Même si les faiseurs de rois et les vrais maîtres du temps eux ne font pas que dans les implorations.

Le peuple par ci, le peuple par là, comme ci une fois dit on aurait forcément raison. Et pourtant ils voient bien que depuis bientôt sept mois que le peuple processionne sans autre résultat que les promesses de revenir le vendredi d'après pour ressasser les mêmes litanies.

Hassoun Pandore nous guette et menace : faman, ya3mal mithqala dharratin khayran yarrah wa man ya3mal mithqala dharratin sharran ad youqa3 ouwazwaz-is.

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A été trahie par l'armée des frontières à qui la France lui a déléguée la succession coloniales.
Autrement Rien ne se réglera sans la reprise de la révolution et vous verrez l'armée des généraux battre la retraite.
Un militaire fonctionnaire a très peur de mourir donc désertions rejoindre l'autre camp fuir ou trahir Pour sauver sa peau sera l'avenir de nos bidasses et généraux.
Ils sont nuls militairement parlant et ils le savent ceux de Gaid Salah l'analphabete voleur dépravé sexuel.
Détruire le successeur colonial une seule voie et Oui la révolution fatidique des armes.
Celle des premiers de 1954 face aux usurpateurs insolents de l'armée actuelle bien sûr avec la police et les débris actuels de l'ex DRS.
Le hirak pacifique a pris à témoin le monde entier ennemis et amis hypocrites comme la France et les Arabes du Golfe.. seulement cela a Une limite sur Gaid Salah veut accéléré pour fin 2919 ainsi soit il...
Désobéissance civile ou pas on passera à la phase dialectique de la révolte du peuple celle du combat pour sa survie face à la traîtrise des généraux.
A la guerre comme le veulent les généraux rapidement s'embrasera certe Algérie de 2019 2020 la région et la France subirant en première ligne l'onde de choc.
Ici les superficies de calculent en millions de km carrés ce ne sont pas les petites superficies syriennes ou libanaise ou des Emirats Arabes Unis ici un désert mortel pour toute puissance qui essayera de secourir les traîtres en treillis particulièrement la France qui n'a pas de mémoire ou par hasard un égarement de la Russie.
Rien à attendre de ce régime militariste en Algérie ou pour le Maghreb seul et exclusivement sa destruction libérera les espaces et ramènera la région à la paix.
Beaucoup de diront suçon exagére la réalité sera pire que cette projection
Alors un dernier et ultime choux dans les deux prochains mois Pour les militaires patriotes mais un peu lâches par leur soumission fataliste à un ex sergent gradé sous lieutenant par Betchine en 1966 et gracié par Chadli en 1986 suite au Scandale moral de Gaid Salah
Autrement la guerre sera totale et créera d'autres conflits régionaux bonjour le chaos.
Dommage que Trump et ses Experts semblent trop centrer sur l'Iran grave erreur stratégique en Afrique du Nord.
Pire la France du Gamin Macron induit à ses dépens en erreur l'ITAN.
Quand à la Russie le fantasme Syrien l'omnibule dommage Pour la Russie fédérale.

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