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Equipe nationale

Rabah Madjer s’agace déjà !

On n’aura pas attendu longtemps pour voir les premiers signes d'agacement du nouveau sélectionneur national. Pour sa deuxième rencontre avec la presse, Rabah Madjer sort déjà de ses gonds. En cause ? Les critiques dont il fait l'objet sur certains plateaux.

« J’admets la critique constructive, mais je refuse qu'on s'attaque gratuitement à ma personne et à ma dignité », a tonné l’entraîneur national devant un parterre de journalistes venus couvrir la conférence de presse d'avant-match face au Nigeria prévu ce vendredi à Constantine.Visiblement vexé par les réactions négatives suite à sa nomination au poste de sélectionneur national, Rabah Madjer répond avec véhémence à « certains journalistes » coupables, à ses yeux, de vouloir nuire à son projet de rebâtir une équipe nationale forte et digne de représenter l'Algérie.

Pourtant, les critiques essuyées par Madjer jusque-là sont dans leur ensemble justifiées.On lui a reproché, entre autres, son éloignement des terrains depuis plus décennies, le fait de ne posséder aucun diplôme, ses critiques (sur les plateaux lui aussi) des joueurs binationaux… Tout cela est vérifiable malheureusement pour l'ancienne gloire du football algérien. Mais ses premiers signes d'agacement traduisent le malaise de Madjer qui n’ignore pas que l'opinion publique a très mal accueilli son arrivée à la tête des Verts.

Un petit tour du côté des réseaux sociaux suffit pour constater la désapprobation quasi-unanime de ce choix. On parle déjà d'un accueil hostile des supporters constantinois ce vendredi. Et en cas de défaite, c'est carrément la « bronca » que les Verts et leur sélectionneur vont vivre quatre jours plus tard au stade du 5-Juillet lors d'une sortie en amicale face à la modeste République centre de Centrafrique. Ces deux rencontres, sans aucun enjeu sportif a priori, revêtent donc une importance capitale pour Madjer et ses deux assistants, Ighil et Menad.

Dans le cas ou les camarades de Mandi fournissent une prestation accomplie à même de nous faire oublier l'humiliante défaite face à la Zambie, le staff technique passera un hiver des plus tranquilles et préparer sereinement les rendez-vous de mars prochain, dans le cas contraire, la pression sera terrible sur une équipe déjà atteinte mentalement. D'ailleurs Madjer, et son capitaine Carl Medjani ont tous les deux fait un même diagnostic et reconnaissent que notre équipe nationale est malade. Madjer trouvera-t-il le remède ? Pas dans l’immédiat admet-il puisque la « Grande révolution » n'aura lieu qu’après ce match face au Nigeria «préparé dans l'urgence », dira « l'homme à la talonnade ».

Pour l'heure, juste de petits ajustements sont apportés. Des ajustements qui soulèvent d'ailleurs de grosses polémiques dans les médias comme le fait d'écarter Feghouli et Mbolhi sans raisons convaincantes. D'ailleurs Madjer n'apporte aucune réponse à ce sujet se contentant de répéter qu'il n'écarte aucun joueur et que les portes de la sélection resteront ouvertes devant tout le monde. Une réponse diplomatique pour ne pas remuer le couteau dans la plaie. Pourtant, tout le monde sait que la non-convocation de certains joueurs fait suite a des déclarations jugées inappropriées.

Au sein de l'équipe nationale ce n'est plus la grande symbiose comme par le passé. Mais n'est-ce pas là une bonne occasion pour Madjer de convoquer tout le monde pour s'expliquer et se dire les vérités en face ? Hallilodzic avait procédé de la sorte avant de prendre les décisions qui s'imposaient. Madjer a sans doute raté, là, une opportunité de recoller les morceaux. Mais, peut-être, qu'il a, tout bonnement, jugé inutile de réunir « les protagonistes » du moment qu'il a décidé que l'avenir se fera sans eux et l'équipe sera construite avec de nouvelles têtes. Tout porte à croire que ce sera le cas puisque Madjer ne cesse de dire à qui veut bien le croire que l'Algérie ne réapprendra à gagner que si elle « africanise » son jeu. Pour jouer à l'africaine (On ne sait pas trop ce que cela veut dire) nous explique Madjer, il faut des joueurs avec un profil bien particulier, capables de gagner les duels et de durcir le jeu, mais aussi supporter les grosses chaleurs et les taux d'humidité élevés. En gros, les joueurs actuels, dont la plupart sont nés et formés en Europe ne conviennent plus à la vision qu'a Madjer du football. Comprendre par là aussi, que petit à petit, les « locaux » pousseront les bi-nationaux vers la porte de sortie. Les prémices de la « révolution promise » sont d'ailleurs là. Avec la mise à l'écart de Mbolhi, Feghouli, Ounas, Ghezzal, Boudebouz, Hassani, Fares et les autres, la « purge » qui ne dit pas son nom ne fait peut être que commencer.

Medjani reporte sa retraite !

Juste après la fin du match contre la Zambie le 5 septembre dernier, Carl Madjani a annoncé qu'il mettait un terme a sa carrière internationale. Il a annoncé sa décision au président Zetchi dans les vestiaires. Et devant la presse, il a expliqué que le temps était venu pour lui de laisser sa place à la nouvelle génération qui arrive.

Dans un premier temps, le président de la FAF lui a demandé d'être là, face au Nigeria, pour être honoré et faire ses adieux aux supporters des Verts. Mais voilà qu’après la désignation de Madjer à la tête de l'équipe nationale, la donne a totalement changé. Madjer a tout de suite contacté le joueur pour lui demander de rester en sélection, du moins jusqu'à la CAN 2019 au Cameroun. Après réflexion, Carl Medjani a donc décidé de poursuivre l'aventure avec les Fennecs. Ce matin, le capitaine des Verts a confirmé lors d'un point de presse qu'il a accepté de prolonger  de quelques mois son bail avec l'équipe d’Algérie. Une bonne nouvelle pour le sélectionneur qui a besoin d'un leader de vestiaire et d'un joueur expérimenté et polyvalent.

 

Auteur
Rédaction sportive