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POLEMIQUE

Récupération plein pot…

Après avoir échoué dans ses tentatives de provocation de la “Révolution du Sourire” l’alliance militaro-islamiste joue un gros coup dans la capitale.

Depuis quelques semaines les centres occultes mettent en scène un pseudo courant “badisso-novembrien” et organisent sa montée en puissance. Des groupuscules myosines disséminés dans la masse œuvrent à l’envelopper et la dompter. Ils sont identifiables par leurs teeshirts et leurs banderoles “novembriens Badissiens” et, aussi, par leur riposte quasi instantanée à tout mot d’ordre mettant à mal le nouveau dictateur si cher à Naïma Salhi.

Ces petits commandos se répartissent à distance et utilisent leurs banderoles pour forcer une délimitation en carrés dont ils se posent en tête de fait. Petit à petit, ils installent l’illusion que leur orientation sectaire et criminelle serait massive dans le peuple algérien. Ces factieux avancent le nom d'Ahmed Taleb Ibrahimi, le fossoyeur de l’intelligence et de la raison, pour conduire la transition. Par eux même, ces nervis sont incapables de déployer ce plan et tout indique qu’ils agissent en relais des nouveaux maîtres de l’heure, Gaïd Salah et du nouveau patron des services.

Qu’est-ce que le “novembrisme Badissien” ? Ce n’est rien d’autre que l’idée d’État islamique adaptée à la conjoncture. Une étiquette qui cherche à faire surmonter aux islamistes le discrédit qui frappe le wahhabisme sanguinaire et l’entrisme mafieux des frères musulmans.

Formellement, cette provocation affirme la “synthèse” entre deux éléments historiques qui lui sont totalement étranger. Ce néo-islamisme n’a de lien ni avec novembre, un projet national qui offrait aux Européens la possibilité de la nationalité algérienne, ni avec Ben Badis, un religieux ouvert partenaire des communistes qui a salué l’abolition du Califat musulman. Peut-être qu’elle a été conçue par les centres de malice du système comme une passerelle avec les Ulémas une fois passés sous la coupe de Bachir El Ibrahimi ? Mais, curieusement, elle n’utilise pas l’image de ce vieux notable sans envergure qui pourtant est le père adoptif de leur champion.

C’est une machination diabolique qu’il faut déjouer. L’organisation des “vendredirs” en carrés peut apporter de la puissance et de la force au combat, mais elle doit correspondre à une maturation organisationnelle de la révolution.

Que les carrés soient organisés dans la transparence en quartiers organisés, en corporations ou en groupes sociaux, en regroupements politiques par sensibilité, projet ou proposition. Nous y arriverons. Mais, aujourd’hui, il ne faut pas que ces nervis continuent de manipuler les mobilisations populaires.

Les tactiques à la disposition de la contre-révolution sont nombreuses, il faut à chaque fois les lire et les déjouer. C’est le devoir de tout citoyen conscient.

M. B.

Voir la vidéo : https://www.facebook.com/revolutiondusourire/videos/800049650394847/

Auteur
Mohand Bakir
 

Commentaires

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Monseigneur ne voit que la bosse qu'il y a sur le dos de ceux d'en face.

Ah j'tijore qu'on dirait un discours du parti unique d'il y a karanta il est juste appliqué au hirak. Je ne suis ni islamiste ni militariste ni hirakiste. Kiswij ?

Ih kiswij car j'ai écrit que ce Hirak va donner un Zob  et parce que j'ai cité Gramsci pour qualifier la situation que nous vivons aujourd'hui on a dit que j'étais ikssissif.

Parce que sidmafote a moua si c'est une rectoscopie et non un fond d'oeil qui et prescrit !

Et pourtant nos assistons à la démonstration que ce Hirak ta3 nomi est tératogène. Aujourd'hui nous avons vu le mariage , pardon l'union sacrée de Brahimi, Benyeles et Ait Larbi. Ouqsimou billeh que la carpe , le lapin est le cornichon n'auraient pas réussit un mariage aussi contre-naturel.

Que ceux d'en face se défendent comme ils peuvent c'est pas dans la règle du jeu.

El Harbou khida3a, ne faites pas semblant de l'ignorer. Vous n'avez encore rien vu !

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Voila ce que ben badis signe dans le journal « El Bassaïr » L’Echo d’Alger, 29 janvier 1936 :
'Le journal « El Bassaïr », organe de l’Association des savants algériens musulmans, vient de publier, sous la signature de son président, M. Ben Badis, un fort intéressant manifeste ; il y proclame avec assiduité son amour de la France et de la République et reconnaît que le peuple algérien n’a pu demeurer depuis un siècle « dans le giron de la France sans s’imprégner de civilisation française et sans évoluer dans le sens français ».'

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Cet Article ne veut en Rien dénigrer ou apporter une insulte au cheikh Abdelhamid Ben Badis , mais il s’agit d’une restitution de l’histoire le plus honnêtement et intellectuellement possible , le cheikh et l’association qu’il a crée n’a jamais au grand jamais plaidé pour l’indépendance de l’Algérie ( et cela etait son choix comme d’autres ont fait ce choix ), il a choisit un modele de société musulmane dépendante de la France Coloniale , ils ont essayé de créer une entité musulmane Française et à aucun moment l’association des oulémas n’a plaidé pour l’indépendance de l’Algérie . les Documents le prouvent .
Né le 4 decembre 1889 decédé 16 avril 1940 Son nom est Abd al-Hamid Ibn Mohamed Al-Mustafa Ibn Al-Makki Ibn Mohamed Kahoul Ibn Ali descendant de l’arrière grand-père « Menad Ibn Mankush »
Son pere etait elevé au Rang d’officier décoré Chevalier de la Legion d’honneur .

Ibn Badis a commencé à penser à fonder l’association des Oulémas Musulmans dés 1913 lors de son séjour à Médine et avec son compagnon de route Sheikh « Mohamed Al-Bachîr Al-Ibrahimi », il mit les premiers fondements de l’association et pour cela plusieurs rencontres eurent entre les deux hommes depuis 1920.
Nous remarquons dans la photo le confort colonialiste dont cette Association semblait bénéficier largement à travers des banquets qu’ignorait totalement la population indigène deja noyée dans une profonde pauvreté de l’époque.
C’est de cette association des Oulémas , dont sont originaires toutes les mouvances islamistes salafistes , wahabistes de nos jours ses déplacement au Hejaz etaient trés fréquents et sont cités comme référence de sa connaissance de la religion.

Les ulemas avec a leur tète benbadis étaient en 1936 pour le projet de loi Blum-Violette qui devait donner la nationalité française a tous les algeriens et algeriennes / cette association d’islamiste était pour le rattachement de l’Algerie a la France. Ben badis alla même rendre visite au président français durant la meme annee pour le supplier pour cette assimilation et afin de pousser pour le projet. Apres le refus de l’assemblee francaise d’accepter le projet ,les salafistes ulemas feront semblant de changer d’avis, les raisins etaient amers , mais leur double jeu etait connu. Les islamistes d’aujourd hui sont la progeniture de ces ulemas et maintenant plus patriote qu’eux , on ne peut trouver mieux puisqu’ils sont missionnés par les wahabistes pour salafiser notre societés au meme titre que Ben Badis.

Dans un document officiel de cette organisation et un numéro de son journal, nous constatons sont alliance avec la France Coloniale , dans « Essouna », datant de 17 Avril 1933 et qui attestent clairement du soutien de cette organisation islamiste aux autorités coloniales.
C’est une vérité historique que personne ne peut réfuter car des documents authentiques l’attestent et ne s’agit nullement de thèses ou de témoignages quelconques. « Nous ne sommes pas des ennemis de la France et nous n’activerons jamais contre ses intérêts. Au contraire, nous tâcherons à lui faciliter la mission de civiliser le peuple Algérien et islamiser toute la nation », lit-on à la une du journal « Essouna » 1933.à l’appel du 1er novembre 1954 l’association des oulémas a prit position pour soutenir l’armée coloniale et a traité « les révolutionnaires Algeriens de perturbateurs . »
Il fallait l’intervention du leader de l’époque, Abane Ramdane, pour que cette organisation cesse son soutien à la France en …..1957 ! Abane avait même procédé à quelques liquidations physiques pour voir Larbi Tbessi, l’un des chefs de cette organisation Islamiste pro-française, de se soumettre et soutenir la révolution juste politiquement mais sans aucun engagement politique au moment où les combattants et autres combattantes Algeriens ailleurs dans les maquis tombaient comme des mouches pour libérer l’Algérie.

l’Algerie doit absolument reflechir à changer la journée du savoir et ne plus la coincider avec la date du decés de ibn Badis aprés toutes la documentation qui pullule sur le net et la revelation de son appartenant à un courant salafiste et surtout sa collaboration avec les colonisateurs , je vous soumet ici une serie de documents que nous avons pu trouver meme dans des archives Française , à mesure que le temps passe de plus en plus de secrets sur ceux qu’on nous a toujours mit en avant comme etant les heros de la nation s’avere etre de purs mensonge et le cas bnou badis doit etre serieusement remit en question je refuse qu’on dise à l’ecole à mes enfants que cet homme est l’un des militant pour la cause Algerienne , cela est faux , il etait pour la France colonialiste , il etait le FIS de l’epoque il ne cessait d’aller et venir de chez les wahabistes pour avoir en gros des recommandation et complice avec le colonisateur pour dominer les populations indigene qu’etaient nos parents avec la religion pour l’interet des colonisateur qui leur permettait davoir une vie bien confortable , son pere avec la legion d’honneur ( consultez les photos)
Ce compte-rendu de séance vous éclairera sur des individus comme Ben Badis, Gouvernement général de l’Algérie – Délégations financières algériennes. Séance du vendredi 21 Novembre 1930.

La séance est ouverte à 15 heures, sous la présidence de M. SISBANE, Président, assisté de MM. BEN ABDALLAH, assesseur, et GHERSI, secrétaire.
MIRANTE, Directeur des Affaires Indigènes, assiste à la séance en qualité de Commissaire du Gouvernement. ‘ Tous les membres de la Section sont présents, à l’exception de M. Reguieg, excusé.

LE PRÉSIDENT. – J’ai l’agréable devoir de réparer une omission qui s’est produite hier, et qui provient de ce que je n’avais pas sous les yeux la liste de nos collègues bénéficiaires, à l’occasion de la commémoration du Centenaire, de distinctions différentes.

Ce sont : MM. Ben Badis, qui a été élevé à la haute dignité de grand officier, Latrèche et Reguieg, nommés commandeurs, Ben Abdallah, officier, et Ghorab, chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur.

Que ces collègues me permettent de leur dire, en votre nom à tous, Messieurs, toute la joie que nous avons ressentie en apprenant qu’ils avaient été l’objet de ces hautes distinctions, et de leur présenter l’expression de nos félicitations les plus affectueuses.
MM. Ben Badis, Latrèche, Reguieg, Ben Abdallah et Ghorab. Chacun d’eux a fait preuve, depuis qu’il siège au sein de cette assemblée, d’un dévouement à la cause publique, qui n’a d’égal que son attachement à notre patrie commune, la France. (Applaudissements.) En honorant ceux de nos collègues qui en sont les bénéficiaires, ces décorations honorent toute la section arabe.
Vous me permettrez, Messieurs, de remercier M. le Gouverneur général et son collaborateur immédiat en la matière, notre sympathique Directeur des Affaires Indigènes, M. Mirante, d’avoir su récompenser ceux de nos collègues qui ont véritablement bien mérité de la Patrie.

En leur nom, Monsieur le Directeur et bien cher ami, permettez-moi de vous assurer une fois de plus de notre affectueux dévouement et de vous dire combien nous apprécions hautement votre précieuse collaboration.

Nous avons admiré la haute compétence et la conscience avec lesquelles vous remplissez les fonctions délicates de Directeur des Affaires indigènes, fonctions qui – il faut bien le dire – constituent le pivot de la politique algérienne.

Au nom de mes collègues, permettez-moi, Monsieur le Directeur, de vous adresser à cette occasion tous nos remerciements et de vous assurer encore de notre affectueuse amitié. (Applaudissements)

MIRANTE, commissaire du gouvernement. – J’associe de tout cœur l’Administration aux compliments qui viennent d’être adressés, en termes particulièrement heureux par votre Président, à ceux d’entre vous qui ont obtenu de hautes distinctions honorifiques, à l’occasion de la commémoration, du Centenaire.

J’ai été personnellement très heureux – croyez le bien – de pouvoir appuyer auprès de M. le Gouverneur général les titres des membres distingues de cette assemblée qui viennent d’être récompensés par le Gouvernement de la République, titres importants qu’ils s’étaient créés à sa reconnaissance.

Nous connaissons depuis longtemps mon vieil ami, M. Ben Badis, mes amis MM. Latrèche et Reguieg. Nous savons tous avec quel dévouement et aussi avec quelle compétence ils siègent dans cette Assemblée.
L’Administration se félicite pleinement de trouver en vous des collaborateurs qui, tout en ayant le sentiment très vif de leur devoir de délégués de la population indigène, savent les faire concilier avec leur attachement profond à l’Administration et à la France.

Lorsque des personnalités du monde politique ou journalistes viennent en Algérie étudier sur place les progrès que nous avons accomplis dans ce pays, leur attention se porte tout naturellement vers les élus.de la population indigène, et en particulier vers ceux d’entre eux qui siègent aux Délégations financières et qui sont l’expression la plus élevée de cette représentation.

Véritablement, l’Administration peut être fière de trouver dans votre assemblée des personnalités aussi éminentes, qui représentent avec une distinction réelle la population musulmane de ce pays.

Messieurs, après avoir joint les félicitations de l’Administration et mes compliments personnels à ceux que vous adressait tout à l’heure M. le Président, vous me permettrez de vous dire aussi combien je me félicite de retrouver mon ami Sisbane au fauteuil présidentiel qu’il occupe, je ne crains pas de le dire, avec un rare bonheur.

Les membres du Gouvernement venus en Algérie à l’occasion des fêtes du Centenaire, les personnalités éminentes qui, sans faire partie du Gouvernement, appartiennent cependant à l’élite de la mère patrie, ont particulièrement remarqué les discours prononcés par votre Président.

Ces discours ont été pour eux une véritable révélation ; ils ne soupçonnaient pas que parmi les indigènes d’Algérie il s’en fût trouvé d’aussi cultivés, d’aussi distingués. Et si nous avions dû, nous, administration, citer des exemples de l’œuvre morale accomplie par la France dans ce pays, eh bien, vous ne serez pas surpris de m’entendre dire que nos regards se seraient tournés vers M. Sisbane, qui est l’exemple vivant de cette œuvre magnifique dont la France s’enorgueillit.
C’est pourquoi, mon cher Président et Ami, il m’est particulièrement agréable de vous saluer à la place que vous occupez si bien.

Je voudrais aussi, Messieurs, vous exprimer toute ma gratitude pour les paroles que votre Président, parlant tant en votre nom qu’en son nom personnel, m’adressait tout à l’heure.

L’Administration des indigènes est une Administration difficile, difficile pour tous mes collaborateurs et difficile pour moi-même. En accomplissant notre devoir, nous ne récoltons pas toujours seulement des satisfactions; les roses qui nous entourent ont souvent .des épines ; mais tout cela est négligeable. La satisfaction du devoir accompli plane sur tout le reste : la seule gratitude que nous désirons, c’est celle, que vous venez de m’exprimer en termes qui m’ont profondément touché.

Je vous remercie de l’affection dont vous m’honorez. : un des meilleurs souvenirs que j’emporterai de ma longue carrière, c’est celui de vous avoir toujours aimés et de vous avoir toujours loyalement et fidèlement défendus quand vous le méritiez.
Voilà ce que je retiendrai d’une carrière de près d’un demi-siècle passée tout entière au milieu de vous.

C’est vous dire, mes chers amis, toute l’affection que je vous garde, une affection véritable, une affection profonde qui durera autant que moi.

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Ce compte-rendu de séance vous éclairera sur des individus comme Ben Badis, Latrèche, Reguieg, Ben Abdallah, Ghorab qui sont honorés et glorifiés par l’Algérie indépendante. Personnages qui pourtant travaillaient main dans la main avec la France coloniale au point d’être décorés et félicités pour services rendus à l’occasion de la commémoration du Centenaire de la colonisation de l’Algérie.
Gouvernement général de l’Algérie – Délégations financières algériennes

Séance du vendredi 21 Novembre 1930.

La séance est ouverte à 15 heures, sous la présidence de M. SISBANE, Président, assisté de MM. BEN ABDALLAH, assesseur, et GHERSI, secrétaire.

MIRANTE, Directeur des Affaires Indigènes, assiste à la séance en qualité de Commissaire du Gouvernement. ‘

Tous les membres de la Section sont présents, à l’exception de M. Reguieg, excusé.

LE PRÉSIDENT. – J’ai l’agréable devoir de réparer une omission qui s’est produite hier, et qui provient de ce que je n’avais pas sous les yeux la liste de nos collègues bénéficiaires, à l’occasion de la commémoration du Centenaire, de distinctions différentes.

Ce sont : MM. Ben Badis, qui a été élevé à la haute dignité de grand officier, Latrèche et Reguieg, nommés commandeurs, Ben Abdallah, officier, et Ghorab, chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur.

Que ces collègues me permettent de leur dire, en votre nom à tous, Messieurs, toute la joie que nous avons ressentie en apprenant qu’ils avaient été l’objet de ces hautes distinctions, et de leur présenter l’expression de nos félicitations les plus affectueuses.

MM. Ben Badis, Latrèche, Reguieg, Ben Abdallah et Ghorab. Chacun d’eux a fait preuve, depuis qu’il siège au sein de cette assemblée, d’un dévouement à la cause publique, qui n’a d’égal que son attachement à notre patrie commune, la France. (Applaudissements.)

En honorant ceux de nos collègues qui en sont les bénéficiaires, ces décorations honorent toute la section arabe.

Vous me permettrez, Messieurs, de remercier M. le Gouverneur général et son collaborateur immédiat en la matière, notre sympathique Directeur des Affaires Indigènes, M. Mirante, d’avoir su récompenser ceux de nos collègues qui ont véritablement bien mérité de la Patrie.

En leur nom, Monsieur le Directeur et bien cher ami, permettez-moi de vous assurer une fois de plus de notre affectueux dévouement et de vous dire combien nous apprécions hautement votre précieuse collaboration.

Nous avons admiré la haute compétence et la conscience avec lesquelles vous remplissez les fonctions délicates de Directeur des Affaires indigènes, fonctions qui – il faut bien le dire – constituent le pivot de la politique algérienne.

Au nom de mes collègues, permettez-moi, Monsieur le Directeur, de vous adresser à cette occasion tous nos remerciements et de vous assurer encore de notre affectueuse amitié. (Applaudissements)

MIRANTE, commissaire du gouvernement. – J’associe de tout cœur l’Administration aux compliments qui viennent d’être adressés, en termes particulièrement heureux par votre Président, à ceux d’entre vous qui ont obtenu de hautes distinctions honorifiques, à l’occasion de la commémoration, du Centenaire.

J’ai été personnellement très heureux – croyez le bien – de pouvoir appuyer auprès de M. le Gouverneur général les titres des membres distingues de cette assemblée qui viennent d’être récompensés par le Gouvernement de la République, titres importants qu’ils s’étaient créés à sa reconnaissance.

Nous connaissons depuis longtemps mon vieil ami, M. Ben Badis, mes amis MM. Latrèche et Reguieg. Nous savons tous avec quel dévouement et aussi avec quelle compétence ils siègent dans cette Assemblée.

L’Administration se félicite pleinement de trouver en vous des collaborateurs qui, tout en ayant le sentiment très vif de leur devoir de délégués de la population indigène, savent les faire concilier avec leur attachement profond à l’Administration et à la France.

Lorsque des personnalités du monde politique ou journalistes viennent en Algérie étudier sur place les progrès que nous avons accomplis dans ce pays, leur attention se porte tout naturellement vers les élus.de la population indigène, et en particulier vers ceux d’entre eux qui siègent aux Délégations financières et qui sont l’expression la plus élevée de cette représentation.

Véritablement, l’Administration peut être fière de trouver dans votre assemblée des personnalités aussi éminentes, qui représentent avec une distinction réelle la population musulmane de ce pays.

Messieurs, après avoir joint les félicitations de l’Administration et mes compliments personnels à ceux que vous adressait tout à l’heure M. le Président, vous me permettrez de vous dire aussi combien je me félicite de retrouver mon ami Sisbane au fauteuil présidentiel qu’il occupe, je ne crains pas de le dire, avec un rare bonheur.

Les membres du Gouvernement venus en Algérie à l’occasion des fêtes du Centenaire, les personnalités éminentes qui, sans faire partie du Gouvernement, appartiennent cependant à l’élite de la mère patrie, ont particulièrement remarqué les discours prononcés par votre Président.

Ces discours ont été pour eux une véritable révélation ; ils ne soupçonnaient pas que parmi les indigènes d’Algérie il s’en fût trouvé d’aussi cultivés, d’aussi distingués. Et si nous avions dû, nous, administration, citer des exemples de l’œuvre morale accomplie par la France dans ce pays, eh bien, vous ne serez pas surpris de m’entendre dire que nos regards se seraient tournés vers M. Sisbane, qui est l’exemple vivant de cette œuvre magnifique dont la France s’enorgueillit.

C’est pourquoi, mon cher Président et Ami, il m’est particulièrement agréable de vous saluer à la place que vous occupez si bien.

Je voudrais aussi, Messieurs, vous exprimer toute ma gratitude pour les paroles que votre Président, parlant tant en votre nom qu’en son nom personnel, m’adressait tout à l’heure.

L’Administration des indigènes est une Administration difficile, difficile pour tous mes collaborateurs et difficile pour moi-même. En accomplissant notre devoir, nous ne récoltons pas toujours seulement des satisfactions; les roses qui nous entourent ont souvent .des épines ; mais tout cela est négligeable. La satisfaction du devoir accompli plane sur tout le reste : la seule gratitude que nous désirons, c’est celle, que vous venez de m’exprimer en termes qui m’ont profondément touché.

Je vous remercie de l’affection dont vous m’honorez. : un des meilleurs souvenirs que j’emporterai de ma longue carrière, c’est celui de vous avoir toujours aimés et de vous avoir toujours loyalement et fidèlement défendus quand vous le méritiez.

Voilà ce que je retiendrai d’une carrière de près d’un demi-siècle passée tout entière au milieu de vous.

C’est vous dire, mes chers amis, toute l’affection que je vous garde, une affection véritable, une affection profonde qui durera autant que moi.

Encore une fois, merci ! (Vifs applaudissements)

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C'est comme même incroyable de voir juste après l'indépendance nationale , les fidèles amis et les inconditionnels de la France coloniale devenir des symboles de l'Algérie combattante , des figures de loyauté, de savoir et de bravoure et que les faits et leurs agissements actés prouvent indiscutablement le contraire.

L'émir Abdelkader et l'imam Ben Badis furent des amis de la France et nier cette évidence est en lui-même, un autre acte de trahison envers l'Algérie.

Pourquoi leur choix comme symboles nationaux ? Était-ce une erreur, une omission par ignorance du sujet ou une décision bien réfléchie et pensée ? L'émir qui après sa reddition avait rendu illégal le combat contre la France et Ben Badis qui considérait cette dernière comme sa maman, ne doivent pas mériter notre respect et notre déférence. Le choix de ces amis de la France comme symboles suprêmes de la nation n'est pas innocent. Par ce choix honteux , les successifs pouvoirs depuis l'indépendance veulent nous dire implicitement et par une sorte de syllogisme que la France respectée et honorée par ces illustres faux patriotes en l'occurence l'émir et l'imam, nous lui devons nous aussi par déduction, notre révérence , notre obéissance et pourquoi pas notre soumission.
Les traitres ne sont pas ceux qui veulent laver la mémoire de l'Algérie de cet affront mémoriel mais ceux qui continent malgré l'évidence des faits, de défendre ceux qui avaient un jour vendu leurs âmes à la France coloniale et ainsi avaient trahi l'Algérie . L'émir et l'imam ne sont pas sacrés ni intouchables . Les remettre en cause n'est pas un sacrilège ni un acte de trahison , seule l'Algérie reste intangible et consacrée. Que les défenseurs de ces malheureux symboles de l'Algérie , ne nous disent pas qu'il faut mettre les choses dans leurs contextes car Mokrani , Kablouti, Bouamama, Hadad, Bourezgue et tant d'autres vrais héros nationaux, vivaient dans les mêmes conditions historiques qu'eux , ce qui ne les a pas empêché de combattre la France coloniale au prix de leurs vies et leurs déportations non pas dans un manoir à Damas mais dans un bagne en Calédonie . On ne manque pas de vrais héros en Algérie, on doit revoir impérativement ces humiliants symboles.

PHOTO D'ILLUSTRATION

Ben Badis, Bachir El Ibrahimi et El Okbi en 1938 rendant hommage au soldat inconnu à Paris. Le soldat inconnu symbole de l'armée coloniale française qui avait tué et déporté des centaines de milliers de nos compatriotes .

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Les plus grands perdants dans ce mouvement de dissidence citoyenne, sont les islamistes.

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