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POLEMIQUE

Récupération plein pot…

Après avoir échoué dans ses tentatives de provocation de la “Révolution du Sourire” l’alliance militaro-islamiste joue un gros coup dans la capitale.

Depuis quelques semaines les centres occultes mettent en scène un pseudo courant “badisso-novembrien” et organisent sa montée en puissance. Des groupuscules myosines disséminés dans la masse œuvrent à l’envelopper et la dompter. Ils sont identifiables par leurs teeshirts et leurs banderoles “novembriens Badissiens” et, aussi, par leur riposte quasi instantanée à tout mot d’ordre mettant à mal le nouveau dictateur si cher à Naïma Salhi.

Ces petits commandos se répartissent à distance et utilisent leurs banderoles pour forcer une délimitation en carrés dont ils se posent en tête de fait. Petit à petit, ils installent l’illusion que leur orientation sectaire et criminelle serait massive dans le peuple algérien. Ces factieux avancent le nom d'Ahmed Taleb Ibrahimi, le fossoyeur de l’intelligence et de la raison, pour conduire la transition. Par eux même, ces nervis sont incapables de déployer ce plan et tout indique qu’ils agissent en relais des nouveaux maîtres de l’heure, Gaïd Salah et du nouveau patron des services.

Qu’est-ce que le “novembrisme Badissien” ? Ce n’est rien d’autre que l’idée d’État islamique adaptée à la conjoncture. Une étiquette qui cherche à faire surmonter aux islamistes le discrédit qui frappe le wahhabisme sanguinaire et l’entrisme mafieux des frères musulmans.

Formellement, cette provocation affirme la “synthèse” entre deux éléments historiques qui lui sont totalement étranger. Ce néo-islamisme n’a de lien ni avec novembre, un projet national qui offrait aux Européens la possibilité de la nationalité algérienne, ni avec Ben Badis, un religieux ouvert partenaire des communistes qui a salué l’abolition du Califat musulman. Peut-être qu’elle a été conçue par les centres de malice du système comme une passerelle avec les Ulémas une fois passés sous la coupe de Bachir El Ibrahimi ? Mais, curieusement, elle n’utilise pas l’image de ce vieux notable sans envergure qui pourtant est le père adoptif de leur champion.

C’est une machination diabolique qu’il faut déjouer. L’organisation des “vendredirs” en carrés peut apporter de la puissance et de la force au combat, mais elle doit correspondre à une maturation organisationnelle de la révolution.

Que les carrés soient organisés dans la transparence en quartiers organisés, en corporations ou en groupes sociaux, en regroupements politiques par sensibilité, projet ou proposition. Nous y arriverons. Mais, aujourd’hui, il ne faut pas que ces nervis continuent de manipuler les mobilisations populaires.

Les tactiques à la disposition de la contre-révolution sont nombreuses, il faut à chaque fois les lire et les déjouer. C’est le devoir de tout citoyen conscient.

M. B.

Voir la vidéo : https://www.facebook.com/revolutiondusourire/videos/800049650394847/

Auteur
Mohand Bakir