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ECLAIRAGE

Réécrire notre histoire, connaître le présent et préparer ensemble un futur

Longtemps, le pouvoir a effacé les noms de nombreux anciens dirigeants du FLN/ALN

Aujourd’hui, tout un chacun peut s’il le souhaite apprendre l’histoire de l’Algérie, pour cela se connecter sur des liens fiables et sérieux. Les livres d’histoire imposés à nos enfants ont été volontairement truffés d’idéologie et contiennent d’innombrables lacunes à telle enseigne que notre jeunesse ne sait plus d’où vient-elle et quelles sont les composantes historiques de notre peuple ? Comment donc, revenir à la vérité historique, à l’authentique?

Par ailleurs, les enfants du FLN, aujourd’hui rebellés, se trouvent dans une situation difficile. Il doivent ensemble, essayer de refonder une république confisquée depuis l’indépendance, s’affranchir de tout ce qui incarne cette idéologie, ces legs et symboles et inventer une nation nouvelle autour d’authentiques  valeurs universelles telles que la liberté, la justice, l’égalité dans un système de gouvernance démocratique et transparent.

Depuis 60 ans, le FLN nous disait, ne vous mêlez de rien et ne cherchez pas à comprendre, c’est nous seuls qui savons et qui allons répondre à vos aspirations et vos besoins ! Le FLN post indépendance a déroulé un programme apocalyptique pour l’Algérie : une dictature révolutionnaire suivi d’une mafia d’apparatchiks (FLN-ANP-Unions), suivi des sanguinaires «les Fous de Dieu» (FIS-AIS-GIA-Takfir wal Hijra-GSPC) pour arriver à Abdelaziz Boubaba et les 40 voleurs.   

Souvenez-vous les propos des «barbe-FLN» au service des ayatollahs qui disaient que l’islam politique a toujours été le facteur clé de succès de notre révolution et constituera toujours le ciment de notre nation : La décennie noire est là dans nos mémoires pour les contredire !

1/ Récrire notre histoire :

Depuis l’indépendance les différents courants idéologiques qui ont traversé le FLN comme les baasistes, les communistes, les révolutionnaires « guevaristes », les frontistes, les islamistes, les «drabkistes», les «Bouteflekistes» ont voulu marqué notre histoire de leur sceau. Ils l’ont dévoyé, masquée, reformatée, fanatisée, instrumentalisée, falsifiée, bâillonnée ou encore travestie pour la rendre compatible avec leurs desseins et justifier puis imposer leurs décisions, leurs visions et leurs actions, sur notamment la légitimité du régime politique, l’identité algérienne et nos origines, nos ancêtres les …, les mouvements de la jeunesse, le modèle social, les pratiques ancestrales de l’islam, des religions avant l’islam,  la langue nationale, l’éducation, le code de la famille, la place de la femme algérienne dans la société.

La jeunesse algérienne doit revisiter tout ce qui a été inscrit dans « son code génétique ».

Oui, l’histoire antique de l’Algérie a été falsifiée, la composante sociale de l’amazighité longtemps ignorée, l’histoire de la révolution algérienne mutilée et remaniée au profit de certaines personnes influentes du FLN qui taisent toujours les nombreux assassinats politiques (notamment, Khemisti, krim Belkacem, Khider Medeghri, Benyahia, Mecili, Kasdi Merbah, Benhamouda, Boudiaf…) et enterrent les cahiers secrets de la décennies noires.

Aujourd’hui, tous les livres et les cahiers secrets doivent s’ouvrir, par d’authentiques historiens compétents algériens et pourquoi pas étrangers, réunissant les témoignages et toutes les archives disponibles en France, Italie, Espagne, Maroc, Tunisie, Turquie, Russie, Allemagne, Angleterre et en Suisse.

Notre jeunesse doit tout savoir sur son authentique histoire, du meilleur comme du pire et de là reconstituer sa véritable identité nationale !        

2/ Avoir une bonne connaissance du «système » en place :

Qui sont ceux qui incarnent « le Pouvoir » dans le Système en place et où se logent-ils ?

Tous les chroniqueurs étrangers se posent cette question et parlent d’une nébuleuse, une large collusion entre le clan présidentiel, les hommes à la tête des institutions (Parlement, Sénat, Conseil constitutionnel, etc.), certains généraux actifs ou à la retraite, des représentants de l’Etat à l’échelle régionale (Walis, Chef de daïra etc.), les donneurs d’ordre des grandes agences nationales (AADL, ANBT, EMA, ANESRIF, ONA, OAIC, Gestion aéroportuaire, la Pharmacie Centrale, etc.) qui supervisent les grands marchés publics, les PDG des banques publiques qui concèdent les crédits, les PDG de grandes entreprises publiques stratégiques qui signent des contrats avec des entreprises locales et étrangères, les directeurs des impôts, les DG des douanes algériennes, des oligarques, les grands barons de l’import-import…

En résumé, tous ceux qui peuvent nommer et dégommer, ceux qui peuvent attribuer, valider, certifier et contrôler et de taxer, ceux possèdent une carte d’acheteur, une carte d’importateur quasi-monopoliste, une carte de contrôleur, un pouvoir d’octroi de crédits, de terrains, d’agréments, de concessions, de licences d’importation, d’attribution de postes notamment ceux payés en devises, ne sont que rarement en odeur de sainteté.

Combien de ces dirigeants ont été déchus pour corruption, collusion, trahison depuis 1962 ? Des centaines sont tombés et  parfois même à la grande stupeur, revenus blanchis et plus puissants, d’autres se sont vus simplement « exilés »  dans des représentations diplomatiques éloignées mais des milliers sont passés à travers les mailles du filet et sont, pour certains, exilés avec leurs butins en Europe, aux USA, au Canada, aux Emiraties ou ailleurs voire à la tète de partis politiques nouvellement agréés.

Oui c’est cela le système, une toile d’araignée tissée sur tous les pans des activités institutionnelles, exécutives, juridiques, politiques et économiques, durant plus d’un demi siècle et sous les regards d’un peuple groggy !   

3/ Prendre connaissance de la situation présente :

L’Algérie va très vite faire face à des difficultés économiques voire une prochaine faillite induite par l’imprévoyance et la mauvaise gouvernance durant les 4 mandats du président déchu. Les réserves de change sont réduites et nous sommes au bord de l’effondrement, avec une économie qui tourne au ralenti et incapable d’attirer de nouveaux investisseurs. Avec une consommation nationale qui ne cesse d’augmenter du fait de la croissance démographique et d’un modèle de consommation basé sur des produits de première nécessité en grande partie importés, nous allons droit au mur !

Il est urgent pour cette nouvelle république, d’élaborer un autre modèle économique et réduire drastiquement l’importation de produits non nécessaires et favoriser notamment la production nationale. Il y aura plusieurs « luttes à mort » contre des groupes d’intérêt économique, très influents et puissants : les barons ou les tenants l’import-import, les tenants des monopoles, les oligarques, les contrebandiers, les affairistes, les tenants des rennes du pouvoir local, régional et national.  

Une bonne connaissance de la situation économique, permettra à la jeunesse algérienne de mieux appréhender les périls et préparer une riposte efficiente et contrer les attaques de tous bords (de l’intérieur et de l’extérieur).

Cette nouvelle génération doit s’appuyer sur l’expertise des seniors qui connaissent les rouages, les labyrinthes, les souterrains, les fonds et les bas-fonds où agissent ces arachnides qui détiennent nos importations (denrées, médicaments, produits phytosanitaires, graines, semences, vaccins, produits chimiques, de consommation courantes, textiles, pneumatiques, pièces de rechange, etc.) et ces spéculateurs et rentiers de tout bord, qui saignent l’Algérie. Ces derniers ne sont pas dans les manifestations de rue, ils sont trop affairés et remplissent les vols de Qatar Airways, de Fly Emirates et de Turkish Airlines, en first SVP !

Cette jeunesse doit faire preuve de lucidité et identifier clairement les périls qui guettent l’Algérie et notamment les acteurs en khamis blancs qui sont aux manettes et prêts à agir et à nous diviser, s’ils sont débusqués. C’est aussi un appel à la vigilance : Attention, tous les panneaux indicateurs ont été réorientés vers de fausses pistes telles que la laïcité, les femmes émancipées, la main étrangère qui nous menacent.

Depuis fort longtemps, la division a fait recette en Algérie, souvenez vous "la bleuite" du capitaine Léger du SDECE en 1958, celle du FLN tenant comme seuls responsables de leurs échecs récurrents l’impérialisme français et américain depuis 1962, celle du FIS qui dressaient les bons musulmans de l’AIS et du GIA contre les « taghouts », les enseignantes, les intellectuels, les élites , les artistes, les journalistes en 1990 et depuis 2000, le clan du Président déchu qui a opposé les laissés pour comptes aux « mangeurs de cachir ».

Dans les moments présents, les vrais ennemis de l’Algérie, ne sont ni les laïcs, ni les femmes, ni les journalistes, ni les puissances étrangères mais les apparatchiks du clan présidentiel et tous leurs fratries, leurs clones,  ceux qui tiennent les monopoles et les marchés, ceux qui disposent indûment des fonds et des biens ici comme à l’étrangers.

Sachez qu’ils utiliseront tous leurs moyens, leurs réseaux, leurs leviers, leurs relations à l’international, leurs pouvoirs de décision, de coercition, de pressions, d’intimidation, voire de répression pour maintenir le statu quo.  

4/ Construire ensemble un futur : Une Algérie radieuse et enviée de tous

L’Algérie doit changer de main ! Si cela réussit, ça s’effectuera sans passations de consignes !

Le Système ne lâchera rien sans contraintes.

Sachez aussi qu’il n’y a rien à récupérer du système en place ! Bien au contraire, il faudra procéder à une décontamination de toute la société sur plusieurs générations pour revenir à un niveau de probité et d’éthique qui nous éloigne du rang de champion dans le classement de Transparency International.

 

Le danger peut tout autant provenir de la rue. En effet, lorsque j’entends des citoyens excédés demander une autre distribution de logements et d’autres avantages sans se poser la question : comment produire plus de richesses, créer plus d’emplois, d’opportunités, mettre rapidement en place une justice fiscale ?

Il ne s’agit plus de se poser la question : Comment mieux distribuer la rente mais comment s’approprier des leviers de notre économie pour bâtir ensemble une économie réelle créatrice de richesses par le travail et l’effort par l’entreprenariat et l’innovation et ce, dans la justice, l’ordre de mérite, la transparence et l’équité.

Faut pas rêver, il n’y aura pas de distribution équitable car il n’y a plus rien à distribuer sauf la paupérisation et la misère.

La réalité est dure à entendre mais si on veut préserver l’Algérie du chaos, cette force de la jeunesse doit s’orienter vers une course à la construction et non pas aux avantages et la distribution.        

Avec la diversité de nos idéaux, de nos aspirations, de nos convictions, de nos croyances, de nos priorités, de nos modes de vie traditionnels ou tournés vers la modernité, construire une société vivante et apaisée, consciente des dérives et déterminée à concilier la tolérance et le vivre ensemble en paix dans la diversité et la pluralité. Unissons nous pour accéder ensemble, au développement durable, dans le respect de la culture et d'autres particularités ou coutumes locales, nationales et régionales de notre grand peuple.   

Tous les algériens rassemblés, nous offre pour la première fois, l'occasion de bâtir une nation viable, d'exprimer le désir profond de vivre et d'agir ensemble, unis pour une mobilisation continue des efforts déployés en faveur de la paix, de la tolérance, de l'inclusion, de la fraternité, de la solidarité et de l'harmonie.

C’est un apprentissage qui nous conduira au fil des ans dans l’édification d’un futur qui réponde aux aspirations de la jeunesse.

Désormais, Jeunes Algériens et algériennes, résidents et non résidents, n’attendez rien de l’Etat et puisque vous êtes indignés alors engagez-vous, impliquez-vous, mêlez-vous de tout et apportez donc votre contribution à l’édification, maintenant, pour toujours et partout !

Ancrés profondément dans le sol algérien par votre histoire authentique, fiers de votre identité, dorénavant maître de votre destin, dites alors haut et fort : plus de haragas, plus de hittistes, plus de djihadistes, plus de chômeurs, plus de laissés pour compte, plus de bateaux pour l’Australie, plus de visas mais  l’Algérie pour toujours !

 

Auteur
Liès Goumiri
 

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