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REGARD

Sidi Idris, le toit d'un paysage à couper le souffle

Juste en bas de la grandiose cime du Mont Sidi Idris, se dresse le mausolée d’un saint musulman appelé Idris qui est d’origine berbère. Cette édifice séculaire bâtie à base de pierre est, hélas, quasi-ruinée à cause des intempéries hivernales. 

Heureusement qu’elle sauvegarde encore son vénérable minaret qui est dans un bon état. Il se tient, en effet, toujours debout pour témoigner d’un temps révolu d’où l’appel à la prière se lançait dans ces suprêmes hauteurs qui dépassent les 1360 mètres d’altitude.

Mais que dire des sources d’eau minérale qui jaillit partout où on se promène? Ces eaux connues depuis l’existence romaine en Algérie, sont d’une qualité irréprochable et d’un abandon immesurable. 

Restons toujours aux alentours de la mosquée ruinée où se trouve également un figuier aussi hautain que le minaret d’en face, autre témoin de l’existence d’une vie symphoniquement animée dans les hauteurs de Beni Oulbène, au sud-ouest de Skikda.

En grimpant le rocher robuste planté dessus, on sera fabuleusement accueilli par la cime vertigineuse de la montagne miraculeuse de Sidi Idris. Dès l’arrivée au pic, maints paysages paradisiaques s’offrent aux yeux. Par ailleurs, personne ne peut mesurer équitablement la splendeur de ces vues panoramiques, peintes des couleurs multiples et où des plaines prodigues se voient à perte de vue ainsi que des bribes de villages serrés comme des essaims d’abeilles, des oueds bavards qui se rencontrent soit au barrage d’Oum Toub en bas, soit en mer méditerranéenne un peu plus loin. 

Quand on est au sommet de cette gigantesque montagne, on a aussitôt l’impression d’être emporté dans le ciel. On devient plus ébahi lorsqu’on voit le brouillard s’accumuler à ses pieds  pour enfanter ensuite des nuages brumeux. La randonnée sera plus agréable en compagnie des bétails déambulant dans le coin qui savourent les herbes multicolores décorant les lieux.

En plus, n’oublions pas le silence religieux qui règnerait sur ce royaume de beauté s’il n’était pas fortement rivalisé par le glouglou symphonique des eaux limpides et le frissonnement de la douce brise montagneuse.

Quant à l’air, à chaque bouffée d’oxygène, les paumons pollués par la vie mondaine purifient de toute sorte de maladie respiratoire. Du coup, on a aussitôt l’envie d’en avaler plus pour pouvoir résister à la beauté sauvage de la montagne. On ne peut quand même pas quitter les lieux sans assister à la singulière scène du coucher du soleil où ce dernier vient embrasser les mamelles de la cime avant d’aller luire pour d’autres horizons.

 

Auteur
Mohamed Bouchelta