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DISSIDENCE CITOYENNE

Toulouse : une Algérienne agressée et séquestrée au consulat d'Algérie

Malgré les revendications du peuple algérien, qui exprime son opposition aux élections du 12 décembre ; le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah s’entête à les maintenir.

A l’étranger les bureaux de vote sont ouverts depuis le samedi 7 jusqu’au 12 décembre. Partout dans le monde, des rassemblements de la diaspora algérienne sont organisés devant les consulats.

 Toulouse ne fut pas une exception. Depuis le premier jour des élections, une centaine d’Algériens se sont rassemblés devant le consulat algérien à Toulouse pour exprimer leur refus de cette mascarade électorale, et ont revendiqué la libération des détenus d’opinion, tout en faisant écho aux manifestations qui se déroulent en Algérie.

Lors du deuxième jour des élections, une citoyenne algérienne entre dans le bureau de vote interdit aux manifestants en prétendant qu’elle allait voter. Or, une fois dans le bureau, cette dernière sort son téléphone portable et commence à filmer.

C’est là où des agents du consulat (femmes et hommes) se sont jetés sur elle et l’ont agressée avant de lui confisquer son téléphone pour enlever la carte SIM et la carte mémoire.

Dans un témoignage, la femme raconte : « Ils se sont jetés sur moi, donc j’ai tenté de me défendre par tous les moyens et j’ai fini par me libérer de leurs mains après avoir mordu deux fonctionnaires qui m’ont agressée, c’est là où un autre agent est venu m’étrangler par derrière ! ».

Cette femme a été séquestrée pendant une demi-heure dans les locaux du consulat ; elle n’a été libérée qu’après la révolte des manifestants qui étaient devant le consulat. Quelques heures plus tard, on lui a rendu son téléphone après l’avoir cassé et supprimé toutes les photos et vidéos qu’elle avait prises. 

Ce fait est aberrant et scandaleux, car, le consulat qui est censé être le refuge des Algériens à l’étranger devient malheureusement un lieu de terreur. On méprise les Algériens qui s’oppose aux élections.

La question qui se pose maintenant est la suivante : Y aura-t-il un nouveau Khashoggi algérien dans l’un des consulats d’Algérie après cela ? 

Auteur
Asmaâ Bouzid
 

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