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SCANDALE

Trois femmes cadres, harcelées à Sonatrach, lancent un appel de détresse

Depuis que le mouvement de dissidence populaire s’est déclenché, les langues se délient dans pratiquement tous les secteurs. 

Dans ce cadre certes, l’accompagnement de l’armée s’est occupé en premier lieu du secteur judiciaire pour mettre une partie importante de la 3issaba hors d’état de nuire. Cette opération rappelons-le a décapité les principaux symboles de ce qu’on a communément coutume d’appeler "le système". Mais on est loin du compte.

Il se trouve que les ramifications par une clientèle ont métastasé l’ensemble du rouage économique et social, notamment les institutions, les collectivités locales, les administrations publiques et surtout les grandes entreprises restent sur le qui-vive en attendant l’aboutissement des enquêtes en cours.

Sonatrach, qui, depuis avril 2017, échappe en quelque sorte au contrôle de l’Etat pour n’envoyer aucun rapport aux organes statutaires a été touchée comme on le sait par plusieurs affaires dont les différents domaines des marchés publics, les ressources humaines, et notamment sécuritaires si l’on se réfère à la dernière explosion de son unité d’Oran qui serait causé aprés un tripotage de la structure Hygiène-Sécurité-Environnement.

De nombreux cadres , justement, se demandent comment se fait-il que l'actuel PDG fraîchement nommé, fortement imprégné de la situation des installations à Sonatrach pour avoir occupé «pour quelques semaines le poste de directeur central HSE», n'en a pas fait sa priorité et semble poursuivre la même voie que son prédécesseur. Pourtant, il y a eu tout un débat à Sonatrach sur cette question d'un programme directeur voire stratégique du HSE dans le groupe qui a disparu de l'organisation au profit de la sous-traitance étrangère.

En somme, apparaît une certaine tension entre les cadres supérieurs souvent en charge des dossiers et l’équipe dirigeante actuelle qui veut maintenir une discipline de fer, sur certainement des dossiers sensibles et ils sont nombreux. La direction s’adonne à un harcèlement moral et spécialement sur les femmes cadres qui, lit-on dans une lettre de détresse qui nous est parvenue, "gêneraient leurs desseins mercantilistes et plus grave dans la destruction des preuves de leurs méfaits».

La lettre dont la rédaction en détient une copie ajoute : "Trois (03) femmes cadres supérieurs de cette compagnie mondiale subissent depuis un certain temps un harcèlement des plus sournois mené par le top management actuel qui a l’intelligence de déléguer cette tâche à une multitude de collaborateurs qui bénéficient de largesse pour services rendus."

Ce harcèlement est ciblé, voire réfléchi, pour selon toute vraisemblance envoyer un message menaçant vers d’autres cadres. L’une des femmes visée par cette campagne est juriste de formation, la deuxième oeuvre dans le domaine des ressources humaines et la troisième est en charge de la sûreté interne. Ces départements ne sont pas des moindres de par "leurs missions et de la teneur des dossiers dont ils ont la charge". 

En effet, lit-on, il est "de notoriété publique que le cadre féminin n’est pas enclin à magouiller dans l’octroi de marchés de complaisance en dehors du cadre légal et réglementaire, ni favoriser les promotions de copinage et/ou la falsification de pièces administratives et la destruction de documents à caractères compromettants ou disciplinaires et encore moins, taire des actions malveillantes qui portent préjudice à la compagnie et de tromper les services de sécurité en faisant des truchements sur les bilans.".

Et d’ajouter : "C’est cette catégorie de personnel qui souffre le plus car elles sont victimes de leur compétence, droiture et de sur plus de leur condition féminine, car elles font face même à des obscénités, en passant par des intimidations de passage devant le conseil de discipline, des ponctions partielles et totale des salaires, mise à l’écart et neutralisation totale, menace en utilisant les agents de sécurité de la compagnie avec la bénédiction du ministère notamment les proches collaborateurs du ministre de tutelle qui non seulement cautionne ces actes mais joue en réalité un rôle actif dans la démobilisation de ces cadres."

Elles espèrent par cet appel courageux qui ne devrait pas s’arrêter à cette forme, attirer l’attention des autorités compétentes afin de se pencher d’une manière entière face aux agissements du top management de cette compagnie afin que cesse la dévalorisation de l’encadrement de ce fleuron national.  Seront-elles entendues ?                                                                                                            

Auteur
Rabah Reghis
 

Commentaires

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Il est déplorable que cette entreprise puisse tomber aussi bas, les cadres dirigeants actuels qui ont exercé sous la coupe de OULD KADDOUR ne font que perpétuer les bassesses et les magouilles. C'est très grave de savoir que les pouvoirs publics cautionnent des telles personnages à la tête de ce fleuron et il ne se passe pas un jour où on ne lit pas sur les désastres économiques et maintenant sur des harcèlements. Mais c'est l'apanage des médiocres. Espérons que ces femmes ne subissent pas de représailles.

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les postes qu'occupent ces chères dames sont bidons et elles doivent exécutées les directives notifiées sinon pendant toute la journée elles se tournent les pouces

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Elles vont être mutées ou au pire être licenciées sous de fallacieux prétextes comme la hiérarchie incompétente et malhonnête en sait inventer...

Pauvre pays... commandée et dirigée par des voyous et des mafieux de bas étage...

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Qui s'entremet entre l'oignon et son enveloppe ne peut s'attendre qu'à humer l'odeur de cette oignon dit cet adage arabe. Ces femmes se sont coàncerter pour dire des mensonges car s'il s'agissait d'une seule d'elle nous diront peut-etre , si c'étaient deux nous diront plus mieux c'est moins sure, mais trois c'est un peu trop. Ces femmes veulent s'imposer alors que peut faire un homme dont la justice est d'office contre lui si ce n'est les harceler pour les affaiblir et il a bien raison de les faire et comme dit un autre adage frappe le chien sur son museu il connaitre sa place : la niche et surtout sa veuleur d chien. Bey les filles.

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Vous étes à coté de la plaque: l'actuel PDG de Sonatrach n'occupait pas la directoon HSE. Pour l'exemple de l'incident d'Arzew, sachez que ce n'est pas le premier, voir les explosions de Skikda, le bac de HMD en 2018, les bacs de HRM il y'a quelques années etc..ça fait partie des risques industriels qu'il faut manager.

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La félonie, la roublardise, la crapulerie et l'aplaventrisme sont devenues la marque de fabrique des hauts responsables. Sonatrach est contaminée par ce virus inoculé par la issaba.

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