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COMMENTAIRE

Trump impeachment : "did it fly, it’s a goat "

Les évènements du 6 janvier au Capitole de Washington DC ont été retransmises en direct par la plupart des chaînes d’information. Et nous avions tous assistés stupéfaits à l’ébranlement de l’édifice démocratique américain par des milliers de terroristes domestiques (c’est ainsi qu’ils avaient été nommés au tout début) excités par le discours enflammé de Donald Trump, le matin même.

Et pourtant, malgré des centaines de millions, voire des milliards de témoins, après des journées de présentations, de vidéos accablantes, les sénateurs républicains n’ont pas eu le courage nécessaire pour se ranger aux côtés de leurs homologues démocrates et condamner Donald Trump pour l’empêcher de sévir à nouveau dans les prochaines années. Car la fracture entre les deux camps est si grande que rien ne peut présager de la suite des événements dans quatre ans. C’est donc un grand boulevard qui est ouvert à Donald Trump pour les prochaines présidentielles. Il est déjà assuré du soutien de la majorité des républicains, celle qui a défendu son acquittement.

La seule explication à ce vote en faveur d’un Trump, dont la culpabilité n’est pas à démontrer, est qu’au parti républicain on raisonne dans un référentiel que nous Algériens connaissons bien, celui du « Maaza wa lew tarat » (même si elle vole, c’est une chèvre) que nous pouvons traduire pour nos amis américains par « did fly, it’s a goat ! ». Qu’ils en usent à leur guise !

Après ça, que l’on ne vienne plus nous dire que la démocratie américaine est la plus aboutie au monde, car au jeu du « did fly, it’s a goat », nos politiques algériens ont de sacrées longueurs d’avance. C’est ainsi que fonctionnent nos institutions depuis belle lurette.

La non-destitution de Trump, malgré des preuves irréfutables, prouve que l’élu ou le désigné, quel que soit le modèle politique, place son intérêt personnel au-dessus de toute autre considération. Cela et valable dans les pays dits démocrates tout autant que dans les autocrates.

Quant aux peuples, qu’ils se contentent de jouer leurs rôles de dindons de farces politiques.

 

Auteur
Kacem Madani