Aller au contenu principal
Body

Bilan de 20 ans de règne de Bouteflika

UGTA : de quelle souveraineté économique parle-t-on ?

L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a annoncé, samedi, qu’elle consacrera la célébration du 1er Mai, fête internationale du Travail, à travers tout le territoire national, au thème  de "la souveraineté économique et la promotion de la production nationale".

Cette organisation historiquement acquise au pouvoir tente de se rassurer en arguant que «conscients de cet enjeu, les travailleuses et les travailleurs sont mobilisés et solidaires pour porter la promotion de l’industrie national, moteur de la production nationale, facteur de création d’emplois et d’amélioration du pouvoir d’achat".

A l’approche de la présidentielle, tout le monde s’y met, Ould Abbes approche les étudiants, les partis de la coalition, la société civile et maintenant le syndicat, les travailleurs. Tout porte à croire qu’aucune occasion ne sera laissée au hasard d’ici avril 2019 pour assurer une large victoire au président de la république comme à l’accoutumée. Seulement dans une tendance économique globalisée tant budgétaire que monétaire, les crises sont systémiques, tandis que la gestion des crises est totalement, voire exclusivement, nationale.

Par ailleurs, dans une économie caractérisée par une croissance du type extensive, fortement dépendante des fluctuations du prix du baril, de celles du dollar qui constitue le seul moyen d’échange et enfin de la pluviométrie pour réduire sa facture alimentaire, la production nationale sera promue, si l’on veut réellement qu’elle le soit, uniquement avec la créativité. Or, le secteur privé ancre ses ventouses autour de celui public pour sucer la rente et, souvent au détriment de ce dernier.

Comment peut-on encore parler de souveraineté économique dans un pays rongé par la gabegie, la corruption et surtout l’absence de justice sociale qui accentue le renfermement sur soi toujours au détriment de l’intérêt général. Lorsqu’on en arrive à ce mode de gouvernance où les étrangers règnent en maîtres et les devises sortent du pays par paquets faudrait-il parler de patriotisme économique ou  de vain signe de souveraineté économique ? Si l’on se réfère aux politiques économiques en vigueur dans le pays depuis les années 1990, on se rend compte que le système de gouvernance navigue à vue sans aucun choix stratégique claire qui pourrait garantir cette symbolique vide de « souveraineté économique ». Même, les dernières mesures du « tout conventionnel » tendent à conforter ce sentiment de confusion. Face donc à ces approches itératives à l’occasion, les acteurs nationaux comme les privés utilisent le marché de consommation algérien pour ramasser de l’argent qu’ils investissent ou garantissent outre mer.

Les partenaires étrangers doutent de la tournure des réformes qu’ils jugent comme incertaines et manquent de crédibilité. La désertion des compagnies de la recherche et la prospection des hydrocarbures dans un domaine minier où le taux de succès dépasse les 50% en est édifiante.

Le syndicat maison, lui, appelle au verrouillage tout azimut et de l’autre côté fréquente l’oligarchie qui pille les richesses nationales.

Résultat : les trois niveaux de verrouillage ont été et continuent de l’être, pervertis : L’accès au marché algérien à des opérateurs étrangers, l’entrée des produits importées, et le financement des importations. En favorisant l’un ou l’autre ou les trois à la fois, l’effet est paradoxal et se répercute sur le pauvre travailleur qu’on appelle aujourd’hui par une détérioration de son pouvoir d’achat sans limite.

Doit-on comprendre que cette symbolique utilisée en la circonstance refléterait un rapport de force entre la vision dirigiste qui privilégie l’intervention de l’Etat pour faire perdurer l’ordre établi où chacun trouve son compte sauf l’intérêt général, et des courants réformateurs qui prônent l’ouverture style ultralibéraliste, quelquefois par pur mimétisme occidental.

Entre ces deux débats stériles, l’expression souveraineté sert d’artifice purement spéculatif pour ne pas dire populiste pour tenter de neutraliser les tensions sociales qui semblent perturber le 5e mandat.
                                                                                                               

Auteur
Rabah Reghis
 

Commentaires

Permalien

Les richesses du pays sont concentrées entre les mains de la classe de nouveaux propriétaires :
les hauts fonctionnaires, les nouvelles fortunes, les importateurs, etc. L’aisance et
l’instruction par l’alphabétisation, à laquelle beaucoup d’Algériens sont parvenus doit
développer en chacun le besoin de dignité, de combativité, et le sens des objectifs possibles.
Mais que va se passer maintenant si toute notre tranquillité, notre aisance, cette satisfaction
s’achevaient en catastrophe ?

Permalien

Baril de pétrole à un bas niveau est une mise à nue de notre faiblesse économique sautera aux yeux.
L'homme est rebelle dès qu'il se voit dans l'aisance.
On voit des énormes disproportions de
fortune qui appauvrissent tout un pays pour enrichir quelques habitants et sèment la misère
autour de l’opulence.
Il est certain que, si quelques Algériens possèdent d’assez grands biens, plusieurs vivent dans une disette assez dure, et que l’aisance du plus grand nombre ne vient pas d’un travail assidu, d’économie et de modération, plutôt que d’une richesses négative due à la corruption, la surfacturation, le vol qualifié des cols blancs ou hauts fonctionnaires de l’Etat, etc.
La famine est décriée, mais on préfère parler de « malheurs », de « difficultés », de « troubles » et de « calamités » plutôt de « crises ». La pauvreté, c’est à la fois l’impotenza, impuissance face aux puissants, à la fiscalité, à la guerre. Nous redoutons le mal de la pauvreté où de vastes poches persistent. Selon Attali [1], la pauvreté ne prive pas de dignité. La pauvreté est l’ennemi du peuple.

1. Jacques Attali. Demain qui gouvernera le Monde ? Hibr, 2011, p.340.

Permalien

Menaces sur notre existence et intégrité territoriale
Il est à rappeler que socialement, les mécanismes qui transforment un individu en tueur sont la
« survie » dans un contexte d’extrême pauvreté qui est aussi le mobile dominant.
Le problème endémique d’une pauvreté indigne et d’un mauvais système de gouvernement
qualifiés de népotique et despotique doit cesser et ne doit pas perdurer.
Toujours selon ce même auteur [1, p.340], il est d’avis pour qu’une alliance de pays démocratiques
revendiquera un devoir d’ingérence dans les dictatures et se dotera pour cela de moyens
d’aider les peuples soumis à une dictature à accéder à la démocratie, elle leur fournira des
moyens financiers et technologiques pour y soutenir la liberté de la presse, la création et la vie
des partis politiques, les ONG pour lutter contre la pauvreté et contre la corruption.
Cette institution disposera de ses propres réseaux de satellites et d’un réseau Internet spécialisé pour brouiller les communications des dictateurs et transmettre les images provenant de caméras vidéo distribuées aux associations locales de défense des droits de l’homme.
Elle financera des projets ayant pour objectifs le renforcement des institutions
démocratiques, la promotion des droits de l’homme, l’éducation civique, l’inscription sur les
listes électorales, l’accès des citoyens à l’information, le soutien aux minorités, le droit à la
participation, la transparence et l’intégrité.

1. Jacques Attali. Demain qui gouvernera le Monde ? Hibr, 2011, p.340.

Permalien

Selon Marx [2, p. XXXI], accumulation de la richesse à un pôle, c’est égale accumulation de
pauvreté, de souffrance, d’ignorance, d’abrutissement, de dégradation morale, d’esclavage, au
pôle opposé.
C’est vrai qu’on préfère la pauvreté dans la liberté à l’opulence dans la soumission.
Des pauvretés urbaine et rurale et des inégalités sociales sont vécues, décrites et
dénoncées quotidiennement.
Toujours la même pauvreté, la même misère, l’avarice des nouveaux riches, des importateurs, des propriétaires terriens, des maquignons, etc.
Dans l’article [3, p.10] il est mentionné qu’en Afrique, la pauvreté, chômage, corruption, népotisme, incompétence de la classe politique… font lois.
Le pays reste dominé par une élite politique inamovible et corrompue. Des revendications se formulent par la remise à plat des privatisations frauduleuses et la démission des hommes politiques responsables de cette situation. Il existe une classe politique aussi pléthorique qu’irresponsable.

2. Karl Marx. Le Capital. Livre premier. Le développement de la production capitaliste.
Traduction de Joseph Roy, entièrement révisée par l’auteur. Texte intégral. Editions
sociales, 1976.
3. Le Monde diplomatique, mars 2014

Permalien

Pendant que les salaires s’effondraient et l’inflation flambait, la pauvreté croissait.
Le reproche est à faire de l’opulence, et non de la pauvreté, la source des maux contemporains. « La misère, ce n’est pas la pauvreté du porte-monnaie, mais la pauvreté de l’esprit » [4, p.7].
De même, « Celui qui promet au peuple une prospérité sans efforts ouvre la voie à une nouvelle décadence romaine ».
La paresse explique aussi la pauvreté dans un pays riche.
On ne désire pas supprimer la pauvreté qui résulte du manque d’énergie et qui représente une juste sanction mais il faut permettre le développement d’une nation offrant à chacun sa chance de réussite.

4. Le Monde diplomatique, septembre 2017.

Permalien

Cette engeance se mobilise encore pour le 5e mandat, sans honte ni vergogne ! Il est clair que l'état de santé de Président actuel permet à ce gang de continuer à piller les richesses du pays et appauvrir les Algériens, où est l'or du pays ? d'où vient les fortunes de ces gens qui acquièrent des biens après avoir rempli leurs comptes en devises dans les banques étrangères. c'est cela la vraie raison de cet acharnement pour le 5e mandat.
Trop d'incertitudes entourent les prochaines élections.

Permalien

Ne montrez pas leurs têtes de malfeasance. Parlez d’e Parce que vous vous sentez obligé, mais ne faites pas rire le monde sur le dos de l’Algerie en exhibant ces datchas de prison...

Permalien

plutôt sous vérin économique

Permalien

L'UGTA A INCITE LES TRAVAILLEURS A L'IMMOBILISME ET A LA BOUDERIE DU TEMPÉRAMENT REVENDICATIF DU TRAVAILLEUR ET DU SYNDICALISTE ALGERIEN , ELLE A CAUTIONNE TOUTE LES DÉRIVES DESTRUCTRICES DES ACQUIS SOCIAUX DES TRAVAILLEURS . ELLE A CAUTIONNE EGALEMENT LE SYSTÈME ESCLAVAGISTE IMPOSE PAR LES NOUVEAUX RICHES AUX TRAVAILLEURS ALGÉRIENS , ELLE EST ALLÉ TROP LOIN DANS SA POLITIQUE DESTRUCTRICE DU TISSU SOCIAL JUSQU’À CAUTIONNER LA REFORME DE CE CODE DU TRAVAIL QUI ACHÈVERA LA DESTRUCTION DES ACQUIS SOCIAUX DES TRAVAILLEURS ALGÉRIENS. LA FÊTE DES TRAVAILLEURS DU PREMIER MAI 2018 A -T-ELLE-UN SENS RÉELLEMENT AUJOURD'HUI ? L'UGTA S'EST RENDU COUPABLE PAR SA SON ACTIVITÉ SYNDICALE LÉTHARGIQUE ET DÉMOBILISATRICE DES TRAVAILLEURS ALGÉRIENS FAVORABLE AU PLAN D’AUSTÉRITÉ DU GOUVERNEMENT OUYAHIA QUI SERVIRAIT L'OLIGARCHIE ET LES EMPLOYEURS PARMI LES RICHES ET LES NOUVEAUX MILLIARDAIRES DONT LES GROSSES FORTUNES SONT MALHONNÊTEMENT ACQUIS . LE PATRON DE L'UGTA LUI-MEME FAIT PARTIE DE CE PATRONNAT ESCLAVAGISTE QUI A RECHERCHE CETTE REFORME DU CODE DU TRAVAIL DESTRUCTRICE DES ACQUIS SOCIAUX DES TRAVAILLEURS ALGÉRIENS

RÉDIGÉ PAR SAHRAOUI BOUALEM
ADHÉRANT AU SYNDICAT UGTA ONM / MINISTÈRE DES TRANSPORTS

Permalien

A mon avis, il ne faut pas confondre finances publiques et économie nationale. La preuve, l'Etat Algérien a amassé en presque vingt ans, l'équivalent de 1000 milliards de dollars, de quoi construire une économie supérieure à celle de la Corée du Sud et même de l'Espagne. Mais le pouvoir actuel a préféré investir dans l'économie de bazar et quelques projets "prestigieux" '(grande mosquée, autoroute est-ouest...), ce qui fait que les surfacturations ont permis la naissance "in vitro" de tous ces nouveaux milliardaires "artificiels" dont on voit l'arrogance s'étaler sur la place publique. L'Etat aurait dû consacrer ces ressources pétrolières tombées du ciel à un vrai développement économique, culturel et social, en érigeant des cités modernes dignes des standards européens, à la constructions d'usines performantes, à l'acquisition de machines sophistiquées robotisées, complètement intégrées ou au moins intégrées à 60%, à une agriculture intensive et extensive florissante....etc. Depuis longtemps, l'emploi des méthodes rationnelles de l'ère industrielle et de l'information, avec un personnel qualifié et compétent, a permis aux pays occidentaux, "sans pétrole" dans la majorité des cas, d'atteindre des seuils de développement qu'aucun pays du tiers-monde ne pourrait jamais atteindre. La preuve : nous importons tout de ces pays pourtant loin d'avoir nos potentialités : Equipements industriels et agricoles, voitures, alimentation, médicaments. ...etc. C'est tout à fait paradoxal pour un pays comme l'Algérie qui regorge de ressources énergétiques, de soleil, de vastes plaines céréalières, de zones maraichères, de sous-sol riche en minerais et autres matériaux précieux. Tout cela est une conséquence du mauvais départ de 1962, avec des gouvernants assoiffés de pouvoir et ne se projetant nullement dans l'avenir, soucieux avant tout de leur petite personne, du prestige attaché à leur poste, et nullement préoccupés du développement économique, culturel, social de l'Algérie. L'incompétence générale et généralisée des dirigeants, la gabegie prévalant dans les hautes sphères du régime, avec un peuple courant avant tout vers les biens matériels et les besoins immédiats, ont fait que l'Algérie n'a jamais vraiment progressé par rapport à beaucoup d'autres pays moins nantis.

Permalien

Il fallait la souveraineté de l ugta sur l ensemble des secteurs economiques du pays il faut pas etre sorcier pour comprendre pourquoi nos industries et nos entreprises sont a l agonie ? Tres simple dame ugta est la cause de toutes les dégradations et défaillances qui ont menés notre economie a la ruine directe bien venue ignorance et incompétence a la place de l intégrité et dame ugta veut prouver qu un aveugle peut guider un navire l ugta qui n a jamais su quoi faire s est occupé a offir des promotions et des grades a ceux qui ont ruinés nos entreprises

Permalien

Les caissiers du pays ne veulent pas lâcher leurs postes, beaucoup de trous à cacher.
Et sûrement ils ont peur de se retrouver au trou !!
Ils profitent de la torpeur et la léthargie des Algériens, la décennie noire ne peut tout expliquer voire justifier. C'est le déshonneur de se coucher...

Permalien

quand on place un analphabète, affairiste, ivrogne, traître, larbin et corrompu comme Sidi Saïd à la tête de l'UGTA béni oui-oui qu'attendre de bon pour les droits des pauvres travailleur

Permalien

Parlez-nous de vos réussites personnelles, de vos richesses acquises avec vos casquettes, pour le pays on vit ses yeux ouverts sa destruction et le pillage de ses richesses, la preuve on en est à imprimer de la vraie monnaie de singe. Vous prélevez du lourd et vous vendez des rêves pour vos citoyens, ces derniers n'ont pas vos sociétés, vos standings et votre vie de château ! Mais ce ne sont pas des c….
Les vrais leader du syndicate sont soit morts soit assassinés. La race des Benhamouda s'en est allée et vous vous venez avec vos mensonges endormir un peuple fatigué de vous voir encore là.

Ajouter un commentaire