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Débat

Une élection présidentielle et une question essentielle

L’élection présidentielle d’avril 2019 pointe déjà à l’horizon, mais une question demeurera posée pour longtemps, à moins d’un retournement de situation dû aux aléas de la vie.

Si le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, brigue un cinquième mandat, la question ne se posera même pas. Par contre, s’il déclare forfait, il faudra bien trouver « un candidat du consensus ». Lequel ? Telle est la question qui taraude l’esprit des décideurs, et qui les divise sans doute.

L’élection présidentielle est trop importante aux yeux des décideurs pour la laisser dépendre des urnes, et uniquement des urnes. Ce n’est donc sûrement pas en avril 2019 que les Algériens assisteront à une élection démocratique. Encore une fois, le vainqueur sera connu d’avance, le candidat du consensus en l’occurrence.

Le suspense ne durera qu’un moment, seulement le temps que mettront les décideurs à s’entendre sur « leur » candidat. A moins que tout soit déjà préparé et que le nom de ce candidat sera annoncé en même temps que le forfait d’Abdelaziz Bouteflika.

D’aucuns, en effet, soutiennent mordicus que le chef de l’Etat ne sera pas candidat à sa propre succession et que "l’échauffement" de ses potentiels remplaçants a déjà commencé. Il n’y a qu’à voir l’intense activité du ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, et du ministre de la Justice, Tayeb Louh, pour s’en convaincre.

En attendant que les choses sérieuses commencent, il faut tout de même occuper la galerie en l’amusant de plus belle. Djamel Ould Abbès a été choisi pour faire le pitre, et apparemment il s’en sort plutôt bien, pour le moment.

Djamel Ould Abbès pourra dire ce qu’il voudra sur le bilan des quatre mandats d’Abdelaziz Bouteflika, mais il ne pourra jamais nier que ce dernier gouverne dans l’opacité la plus totale. La preuve, personne ne sait encore de quoi sera faite l’élection présidentielle d’avril 2019.

Auteur
Ahcène Bettahar