Aller au contenu principal
Body

Tiaret

Une ex-élue FLN condamnée à 4 mois prison ferme pour des publications sur Facebook

Le tribunal de première instance de Tiaret a condamné, aujourd’hui lundi, une ex-élue APW du parti du FLN, à quatre mois de prison ferme et une amende de 20 000 dinars pour diffamation envers le wali de Tiaret, Bentouati Abdesalam, incitation à attroupement illégal et atteinte au corps constitué, sur des publications sur les réseau sociaux et des commentaires qu’elle avait postés sur son compte Facebook.

Ces graves accusations sont passibles de peine allant jusqu'à 2 ans de prison ferme.

Les faits remontent au début d'octobre, la période où les luttes n’épargnent aucune formation politique où les clans se disputaient les places dont le vieux parti unique était la parfaite illustration. "Des ex-sénateurs et députés ne veulent pas lâcher et font tout pour s’imposer sur la confection des listes APW, et même APC dont l’objectif n’est autre que de placer leurs acolytes dans les prochaines assemblées", indique-t-on. 

Depuis, plusieurs groupes de soutien ont fleuri sur la toile, dénonçant, selon eux, l'ingérence de l'administration dans les affaires du parti. En effet, des commentaires inondent la blogosphère locale où des pages Facebook ont été créées dans le but de s'insurger contre le rejet de certaines listes par l'administration locale.

L'élue en question a été interrogée par les éléments de la police judiciaire relevant de la sûreté de wilaya de Tiaret au sujet de trois publications. L'accusée a reconnu les publications et les commentaires, elle a affirmé s'être exprimée et a critiqué pacifiquement et sans citer la personne du wali dans ses commentaires.

"Les enfants des moudjahidine et des chouhadas observent une marche pour dénoncer l'ingérence du wali de Tiaret dans l'élaboration des listes électorales du FLN et des autres partis", croit-on savoir à la lecture de l'un des commentaire.

"Où va Tiaret ?! Qu'est-ce qui se passe au niveau de la wilaya de Tiaret ? Depuis quand l'administration se mêle des affaires des partis ? Qui est derrière cette perturbation ?!", lit-on sur une autre publication.
 

Faut-il le rappeler que la constitution algérienne garantit le droit à la liberté d'expression en vertu de l'article 48. La constitution stipule que la liberté des médias n'est pas assujettie à une censure préalable et que les infractions ne peuvent être punies de peines de prison. Il est toutefois précisé que le droit à la liberté d'expression ne peut être utilisé "pour attenter à la dignité, aux libertés et aux droits d'autrui. La diffusion des informations, des idées, des images et des opinions en toute liberté est garantie dans le cadre de la loi et du respect des constantes et des valeurs religieuses, morales et culturelles de la nation ". (article 50-51)

Auteur
Khaled Ouragh