Aller au contenu principal
Body

PANDEMIE

Wilaya de Tizi-Ouzou : SOS des structures sanitaires face au Covid-19

Les services hospitaliers de la wilaya de Tizi-Ouzou donnent la nette impression d’être ankylosés dans leur incapacité à pouvoir faire face à la tournure des évènements induits par le retour attendu de la Covid-19.

Des structures quasiment en lutte au quotidien contre la faucheuse dans un désavantage caractérisé. Un personnel au bord du burnout, en dépit de son engagement à constituer un semblant de rempart, mais avec des moyens hélas pas du tout à la hauteur du risque encouru.

Les hôpitaux manquent drastiquement de moyens élémentaires notamment les tests pour répondre aux urgences, les médecins nous dit-on se contentent de relever les symptômes que peut éventuellement présenter le patient pour lui préconiser un confinement martial.

De l’avis du personnel médical en poste, cette seconde vague de la pandémie dont on parlait déjà avant qu’elle n’advienne, comme si certains cercles étaient déjà réellement au fait du phénomène, elle a anéanti tout effort de pouvoir se prémunir.

Des structures sanitaires complètement débordées, peinent à pouvoir faire face à l’affluence des malades le plus souvent en stade avancé de la maladie et dans un état immunitaire très affaibli, auxquels il est impérativement ordonné d’effectuer des scanners thoraciques.

Lorsque le tissu pulmonaire est touché, disait ce médecin, il est primordial de  mettre le malade sous « oxygénothérapie et corticoïdes », un traitement purement théorique pour la bonne raison qu’au regard du nombre effarant de malades qui sont admis aux urgences, l’espoir de leur appliquer le remède pour les sauver est quasiment minime surtout « avec les risques de thromboses qui peuvent entraîner des crises cardiaques », se désole le médecin.  

Que font les autorités sanitaires du pays pour répondre aux préoccupations citoyennes de l’heure ? La situation est assez grave Messieurs les « bombeurs » de torses, vous qui n’hésitez pas à nous considérer à l’abri puisque selon vous « Nous disposons de meilleures structures sanitaires en Afrique ».

Mais en réalité, se sont tous ces hôpitaux qui se retrouvent démunis et complètement débordés, sans aucun moyen permettant la prise en charge des citoyens en quête de premiers soins, qui se chargent quant à eux de s’exposer à la vindicte populi.

À défaut donc d’action prémonitoire sur le terrain, en cette période d’inquiétude généralisée, ayez au moins l’obligeance de reconsidérer les limites de votre indécence, car il n’est qu’illusoire de continuer à cultiver de faux espoirs.

Auteur
Rezki Djerroudi